Les associations et ONG membres du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG), plateforme membre du FIP, étaient réunis en avril 2017 à Ouagadougou, à l’occasion de la 42eme assemblée générale ordinaire du collectif. L’instant a été mis à profit pour dresser le bilan de la mise en œuvre du plan stratégique de l’année 2016, mais également de tracer des sillons pour garantir le succès des actions futures.

L’année 2016 a été éprouvante pour les ONG et les associations de développement œuvrant au Burkina Faso. C’est le constat fait par la présidente du Conseil d’administration du SPONG et elle l’a laissé entendre à l’ouverture de la 42eme assemblée générale ordinaire de l’organisation. Selon Juliette T. Compaoré, les mutations opérées à l’échelle internationale, conjuguées à l’environnement sécuritaire marqué par des attaques à répétition, ont mis les mécanismes de mobilisation des ressources à rude épreuve. « Le pays a traversé une situation difficile caractérisée par un ralentissement général de l’économie dont les origines ne sont pas récentes. La baisse des flux financiers n’a pas laissé indifférentes les ONG dont la plupart ont connu une diminution des appuis », expliquera-t-elle.

Outre la diminution de ressources, les acteurs du développement ont dû faire face à la restriction des modalités de financement à la compétition par les appels à projets, à la non adaptation de la fiscalité, aux retards de remboursement de la TVA. La PCA du SPONG a également regretté l’absence de fonds propres et de dispositif public pour soutenir les co –financements demandés aux ONG par les bailleurs. Ce sont autant de difficultés qui ont contraints certaines ONG et associations de développement à licencier du personnel pour garder la tête hors de l’eau.

Un bilan salué par les partenaires, en dépit de ce contexte, des résultats intéressants ont été obtenus. Un constat salué par la représentante résidente du Fonds de Nations unies pour l’enfance (UNICEF), marraine de la cérémonie. Tout en se réjouissant de la qualité des relations que son organisme entretient avec le SPONG, Anna Vincent a salué les résultats obtenus par le collectif. Aussi, a-t-elle plaidé pour le renforcement de la collaboration entre les deux acteurs, notamment dans le domaine du contrôle citoyen. « Nous pensons que les ONG peuvent nous aider et nous assurer que tout ce que nous initions en partenariat avec le gouvernement se déroule dans de meilleures conditions et dans la transparence pour l’atteinte des objectifs », a-t-elle indiqué.

Pour l’année en cours, Juliette T. Compaoré a invité les organisations membres à s’engager davantage pour affronter les défis qui sont les leurs. Elle les a notamment exhortés à jouer une participation consensuelle dans l’élaboration du projet de décret sur le passage de l’association à l’ONG nationale. La mise en place d’une mutuelle pour les travailleurs des ONG qui ne bénéficient pas tous d’une protection sociale est l’autre point sur lequel la PCA a insisté.

Cette 42ème assemblée ordinaire du SPONG qui a validé le bilan d’activité présenté par l’équipe technique pour l’année 2016. Elle a aussi été l’occasion d’accueillir de nouveaux membres. C’est une dizaine d’organisations qui ont ainsi vu leur demande d’adhésion approuvée. Des arrivées qui, permettront au collectif SPONG de renforcer son leadership et mieux remplir sa mission. En marge des travaux de l’AG, une exposition des bonnes pratiques et expériences des ONG a permis de promouvoir et partager les initiatives des ONG dans le processus de développement.

Roukiattou Ouédraogo et Nouroudine L. Lougué

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