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A Alep, le crime de guerre a fait office de stratégie militaire

Deux rapports démontrent que les crimes de guerre commis à Alep-Est étaient une stratégie délibérée du régime pour contraindre la ville à la capitulation.

Alep, le 22 janvier 2017 | LOUAI BESHARA / AFP

Alep, le 22 janvier 2017 | LOUAI BESHARA / AFP

Les crimes de guerre commis par les forces pro-Assad à Alep-Est, entre septembre et décembre 2016, n’étaient pas des dommages collatéraux mais une politique délibérée afin d’obtenir la reddition. C’est ce qu’explique un rapport du think tank Atlantic Council, Breaking Aleppo, publié le 13 février. Depuis le début du conflit syrien, une quarantaine de villes ont été assiégées, principalement par les forces pro-Assad: armée syrienne, milices loyalistes locales et «shabiha», Hezbollah libanais, milices chiites irakiennes, mercenaires afghans de la Liwa Fatemiyoun, parfois avec l’aide de la Russie depuis septembre 2015. Dans certains cas, le siège est «filtrant»: les forces loyalistes qui font le blocus s’enrichissent par le racket et la contrebande.

En revanche, à Homs, Daraya ou Madaya, le régime a voulu obtenir à tout prix la reddition de villes rebelles, qu’il a placées devant un choix résumé par un slogan: «s’agenouiller ou mourir de faim». En novembre 2016, l’ONU estime à 974.000 personnes le nombre de Syriens subissant un siège. A Madaya, assiégée à partir de juillet 2015, les enfants meurent littéralement de faim, se nourrissant d’herbe et faisant bouillir des cailloux. «Les enfants mangent les feuilles des arbres, les très vieux et les très jeunes sont en train de mourir», témoigne un professeur d’anglais auprès de Vice News en janvier 2016. En juillet 2016, après la reddition de Daraya, assiégée depuis 2012 et détruite à 90%, le régime syrien commence le siège d’Alep-Est. Il poursuit la même stratégie: provoquer le maximum de destruction pour forcer la capitulation.

Bombarder les civils pour obtenir la reddition

En septembre 2016, au moins 90% des habitants d’Alep-Est sont des civils, selon l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. Entre juin et décembre 2016, 3.497 d’entre eux sont tués dans des bombardements. Avant la reddition d’Alep-Est en décembre 2016, trois cessez-le feu sont proclamés, en février, juillet et septembre) mais ils sont tous violés par le régime syrien et ses alliés. Des crimes de guerre sont également commis par les rebelles, à une moindre échelle.

«Mon existence depuis le début des bombardements d’Alep se résume à essayer de rester en vie. C’est comme si j’étais dans une jungle dans laquelle je tente de survivre jusqu’au lendemain. Fuir les bombardements, les barils. Quand les avions approchent, j’essaie de me réfugier dans un autre immeuble, quand il y a des tirs d’artillerie, je descends vers les étages inférieurs. C’est une fuite constante», raconte Karam al-Masri, correspondant de l’AFP à Alep-Est, en septembre 2016.

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Auteur :
Slate
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