Actualités de l'humanitaire et de la solidarité internationale NON à la criminalisation de la solidarité ! - Publié le 01/02/2007
[RETOUR SOMMAIRE] Kadidja, militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis s’est vu interpellée le 24 décembre alors qu’elle revenait d’un séjour au Mali. - Mots-clefs : expulsion police
Communiqué Sud Etudiant : Soutien à Khadidja.
LIBERTE D’INSTALATION ! NON A LA CRIMINALISATION DE LA SOLIDARITE ! NON A LA REPRESSION DES MOUVEMENTS SOCIAUX ! JUSTICE POUR KADIDJA ET DAIM !
LA SOLIDARITE N’EST PAS UN CRIME ! SOLIDARITE AVEC KADIDJA !
Kadidja, militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis s’est vu interpellée le 24 décembre alors qu’elle revenait d’un séjour au Mali. La tristement célèbre Police de l’Air et des Frontières (PAF) l’accuse en effet d’avoir "entravé volontairement la circulation d’un aéronef".
Etonnante formule pour masquer une plus sombre réalité : ce que l’on reproche à Kadidja c’est d’avoir tenté d’empêcher l’expulsion de notre camarade Daïm Sidibé. En effet Daïm, syndicaliste étudiant de l’Université Toulouse- Mirail a été expulsé le 29 Novembre victime de la politique xénophobe de stigmatisation des étudiant-e-s et travailleurs-euses étranger-ères en court en France depuis près de 20 ans.
Suite à notre mobilisation pour empêcher l’expulsion de notre camarade, Kadidja a, une fois dans l’avion, pris la décision courageuse de refuser de s’assoir et d’attacher sa ceinture de sécurité afin de signifier au commandant de bord son refus de réaliser le vol avec un expulsé à bord. D’autres passagers ont eux aussi manifesté leur opposition à cette expulsion.
Grâce à ces actes courageux de solidarité et face à l’omniprésence de la police qui est allé jusqu’à menacer les passagers de peines de prison cette fois là, l’expulsion n’a pas eu lieu.
Aujourd’hui Kadidja encourt jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende. Ainsi, non seulement l’Etat Français expulse de son territoire des ressortissant-e-s étrangers-ères, mais en plus il lance son appareil répressif à l’encontre des personnes qui refusent de se taire et de se soumettre face à de telles politiques racistes et xénophobes.
La Fédération des syndicats SUD étudiant tient à assurer Kadidja de son soutien indéfectible et tient à lui signifier sa profonde amitié. Nous appellons à l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires à son égard et souhaitons qu’une mobilisation la plus large possible se mette en place dans cette optique. Nous rappelons notre volonté de voir revenir Daïm Sidibé dans les plus brefs délais à Toulouse.
LIBERTE D’INSTALATION ! NON A LA CRIMINALISATION DE LA SOLIDARITE ! NON A LA REPRESSION DES MOUVEMENTS SOCIAUX ! JUSTICE POUR KADIDJA ET DAIM !
Lien web : educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=4052
Publié le 01/02/2007 15:50 par Communiqué SUD-Etudiant - Contacter l'auteur - Signaler un problème |