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Incident meutrière à la prison centrale de New-Bell de Douala - Cameroun - Publié le 30/08/2008
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Une dizaine de mort et plus d'une centaine de détenus brûlés dans l'incendie au petit matin du 20 aout 2008 au environ de 4h30mn - Mots-clefs : infos
RAPPORT – LCDH / 25 / 08 / 08
LA PRISON DE NEW-BELL A FEU ET A SANG
Certains morts de la prison de New-Bell au petit matin du 20 août 2008 à la morgue de l’hôpital laquintinie de Douala
Noms et prénoms âges peines
1- Abdou Nasser 22 ans Prévenu
2- Kouomo Olivier Prévenu
3- Atchom Ernest Prévenu
4- Yobo Bruno Prévenu
5- Fokou Roger 36 ans Prévenu
6- Tsamo Thierry P révenu
7- Sadje Nkeng Jean Paul Prévenu
8- Tchatue René 21 ans 5 ans
9- Yomi Serge Prévenu
10- Ngueldo Marcel 52 ans Prévenu
La prison de New-Bell de Douala une fois de plus a connu d’importante perte en vie humaine au petit matin du 20 août 2008 au environ de 4 heures 30 minutes. Le feu qui s’est déclaré dans la cellule n°3 du quartier régime qui abrite en moyen 1600 pensionnaires a fait une centaine de victimes brûlés dans les flammes et une dizaine de mort dont ceux réfugiés sur les toits ont succombés des balles tirées par des pénitenciers.
Prison de New-Bell, Douala-Cameroun
Elle a été construite dans des années 1930 pour 600 personnes, en 2008, elle se retrouve avec 3800 personnes, c’est tout à fait inadmissible parce que dans le milieu du droit à l’étranger on évalue le progrès de la démocratie par l’Etat de ces prisons et de ces Tribunaux. Nous pensons qu’aucun Camerounais ne peut accepter le spectacle et de la surpopulation et qui fait de la prison de New-Bell presque un camp de la concentration. Puisque 60% des prisonniers qui s’y trouvent non même pas été jugés et certains ont été victime des différents événements qui ont eu lieu dans cette prison.
On a dépassé la ligne rouge et il va falloir qu’il ait une prison qui respecte les droits de l’homme et l’humanité que nous devons avoir. Un prisonnier n’est pas du bétail qu’on envoie à l’abattoir. Il va falloir dont que dans la privation de la liberté, que le gouvernement montre son humanisme en organisant une vie pénitentiaire digne d’une grande nation.
Le vice premier ministre, ministre d’Etat en charge de la justice Amadou Ali dans son point de presse a fait état de 9 détenus décédés et 78 autres brûlés réparti dans trois hôpitaux publics de la ville de Douala dont une trentaine se trouvent dans un état critique. Mais, il n’a pas fait allusion à ceux qui n’ont pas bénéficier de prise en charge et qui souffle de leurs blessures en prison. Il a également déclaré que la construction d’une nouvelle prison au pk 19 sur la route de Yabassi dans l’arrondissement de Douala 3ème pour une capacité de 1500 places est éminente. Une prison qui ne pourra pas satisfaire aux attentes des personnes en milieu carcéral. Puisse qu’on parte d’une prison de 600 places après plus de 70 ans pour se retrouver à 1500 places pour des années avenirs. Alors que l’effectif des détenus ne fait que s’accroître. Entre temps ce sont les prisonniers de New-Bell qui sont sans abri.
La répression des gardiens de prison contre les prisonniers devient de plus en plus alarmante dans Les prisons Camerounaises. Le bon sens et la responsabilité politique voudraient que des personnes privées de libertés jouissent d’autant de considération que des personnes libres. La prison est un espace de privation de liberté, où l’on place les contrevenants à la norme générale, dans un souci de protection sociale d’une part, et de l’autre, de la correction et de la réhabilitation des délinquants. Mais le prisonnier n’y perd que la liberté d’aller et venir, et continue à jouir de ses droits humains. Ce qui implique nécessairement une exigence de maintien de l’ordre et de sécurité, par des agents spécialisés qui sont des gardiens de prison.
Les gardiens de prison au Cameroun et même d’autres corps d’élites n’ont jamais fait des tirs de sommation pour ramener des insurgés à de meilleurs sentiments comme prévoit les instruments internationaux. Alors qu’ils doivent veiller au respect de cette exigence tout en utilisant son autorité de garde pour protéger la santé et le bien-être du détenu.
L’article 193 du code pénal Camerounais puni tout délit d’évasion à une condamnation de trois mois à un an celui qui étant légalement privé de sa liberté s’évade ou qui étant admis à travailler hors de la prison s’éloigne sans autorisation du lieu où il est employé. Ce même article prévoit à l’alinéa 3 qu’en cas d’évasion ou de libération avec bris ou violence, la peine d’emprisonnement est de un à cinq ; si elle s’effectue avec armes la peine est de cinq à dix ans d’emprisonnement. Cet article de lois applicable au Cameroun s’emble être ignorée par les autorités de l’administration pénitentiaire qui sont sensé respecté les lois en vigueur dans l’exercice de leur métier. L’usage excessif et injustifié d’armes contre des détenus est inadmissible et constitue une violation fragrante du droit à la vie.
Il est donc aberrant, en tout cas incompréhensible, que les autorités chargées de respecter les lois considèrent les personnes privées de libertés comme du bétail.
Geremy Tchinda
Président de la Ligue Camerounaise des Droits Humains
BP : 2753 Douala – Cameroun
Tél. 00237) 33 00 22 75
Direct 00237) 77 78 87 53
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Publié le 30/08/2008 14:15 par Tchinda Geremy - Contacter l'auteur - Signaler un problème