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Un collectif de 79 Associations françaises en faveur d’une loi contre les châtiments corporels en France - Publié le 26/05/2009
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communiqué de presse 15 mai 2009 - Mots-clefs : droits des enfants, éducation, violence, non-violence,
La Coordination française pour la Décennie regroupe 79 associations qui ont décidé de s’unir afin de promouvoir la Décennie internationale d’une culture de non-violence et de paix proclamée en 2000 par l’ONU. Depuis 2002, elle mène une campagne de plaidoyer afin que l’éducation à la non-violence et à la paix soit inscrite dans les programmes scolaires en tant que discipline spécifique. Le Programme pour l’éducation à la non-violence et à la paix, édité, en 2005 par la Coordination française, définit les compétences spécifiques à développer, propose des méthodes d’évaluation, des démarches pédagogiques ainsi que des modalités de formation des enseignants.
La campagne active que mène la Coordination française pour la Décennie pour le droit à une éducation à la non-violence et à la paix ne pouvait prendre tout son sens qu’avec une position claire concernant les châtiments corporels subis par les enfants. Aussi, les organisations membres de la Coordination française pour la Décennie, réunies en Assemblée générale, ont adopté le 18 avril 2009 une résolution en faveur d'une éducation sans violence et de l’adoption en France d’une loi interdisant les châtiments corporels dans l’éducation familiale.
Rappelons que la France a ratifié de nombreux traités internationaux, notamment dans le cadre du Conseil de l’Europe et des Nations Unies, qui contraignent les Etats à interdire formellement les châtiments corporels au sein de la famille. Ainsi, la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’enfant, ratifiée par la France en 1990, impose aux Etats de « protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié ». Le Comité des Droits de l’enfant a demandé à plusieurs reprises à la France de revoir sa législation sur ce point.
Une loi civile contre les châtiments corporels dans l’éducation, comme il en existe dans d’autres pays européens, n’ouvre pas la voie à une judiciarisation outrancière ou à une criminalisation des parents. Au contraire, elle pose un cadre légal qui permet de promouvoir des formes positives d’exercice de l’autorité parentale, et un soutien actif à la parentalité, en aidant les familles à trouver des alternatives aux sanctions violentes.
Conscient de l’enjeu que représente l’éducation sans violence à l’échelle internationale et de l’intérêt suscité par ces questions dans les sociétés civiles du Sud notamment, la Coordination française soutient le projet de Déclaration internationale de la Coordination internationale pour la Décennie. Celle-ci mène une campagne de plaidoyer afin qu’une déclaration sur le droit des enfants à une éducation sans violence et à une éducation à la non-violence et à la paix soit adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 2009.

Contact presse : Emilie Ouchet
01 46 33 41 56 / e.ouchet@decennie.org
Coordination française pour la Décennie : http://www.decennie.org
Coordination internationale pour la Décennie : http://www.nvpdecade.org
Lien web : www.decennie.org
Publié le 26/05/2009 16:34 par Emilie Ouchet - Contacter l'auteur - Signaler un problème