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NEWSActualités de l'humanitaire et de la solidarité internationale
Grands enjeux économiques, sociologiques et environnementaux : la vision des présidents d'associations, fondations et ONG - Publié le 14/01/2010

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1er baromètre Limelight/Limite sur l'opinion des dirigeants associatifs, à l'initiative de la Mutuelle St Christophe - Mots-clefs : baromètre fondations ong mutuelle assurance


Pour la première fois, les dirigeants du secteur caritatif parlent d’une même voix. Constats et cristallisation des risques et des enjeux d’un secteur en pleine évolution.

Depuis plusieurs années, l’institut d’études Limelight publie le « Baromètre de la vision des dirigeants des grandes entreprises du CAC40 ».

En 2009, à l’initiative de la Mutuelle Saint-Christophe, assureur de nombreuses associations et fondations, Limelight a soumis les dirigeants des grandes ONG françaises (voir liste en bas de page) à la même méthodologie qualitative pour identifier leurs perceptions et leurs attentes sur les grands enjeux actuels.

Cette étude s’inscrit dans un contexte global de crise économique, sociale, humaine et écologique. Deux missions s’imposent alors : agir sur les effets en réparant les malheurs et agir sur les causes afin de changer le monde.

Les résultats de l’étude dégagent trois postures : Les « pragmatiques » pour qui il faut rester solidaires, les « optimistes » qui considèrent qu’il faut faire passer des mesures, et les « pessimistes » qui travaillent sur comment limiter les dégâts.

Un sentiment de légitimité croissante face à une crise sans précédent

Bien que très pessimistes sur les conséquences et les chances d’améliorations, à court et à long terme, de la crise économique et sociétale, humaine et sociale, écologique actuelle, les grands dirigeants associatifs sont convaincus que leurs associations, fondations ou ONG sont plus que jamais indispensables dans notre société.

Certains se considèrent comme les seuls remparts face à l'exclusion, aux injustices et les acteurs principaux de la part « sociétale » du développement durable.

Parce qu’être irréprochable est désormais vital pour la survie de leurs associations, les dirigeants interrogés font entrer des notions et des pratiques souvent antinomiques avec les logiques d’engagement, de désintéressement et de générosité. La gestion des risques (individuels, d'image) devient une priorité interne et nécessitele recours à des acteurs capables de prendre en compte ces doubles logiques et d’accompagner ces mutations souvent douloureuses.

L’espoir des jeunes

La grande inquiétude des dirigeants associatifs est que les bénévoles et les élus constituent une population vieillissante. Les jeunes générations sont très favorables à l’action associative, mais leurs modes de militantisme sont fondés sur des logiques de "zapping" ou de "post-it" : les nouveaux donateurs sont beaucoup plus versatiles que leurs aînés. Les jeunes en demande « de lointain » n’ont pas les compétences requises, ne veulent pas s’engager dans la durée et recherchent des rétributions symboliques en inadéquation avec ce que l’organisation peut offrir.

Au niveau des bénévoles, il faut donc faire coexister deux populations aux comportements quasiment opposés avec de nouvelles logiques Ressources Humaines puisqu’un 1/5ème, voire 1/4 de leurs ressources proviennent du bénévolat. La formation des nouvelles recrues est donc un réel besoin pour parer au turn-over des bénévoles.

La professionnalisation : un changement de paradigme

Pour faire face aux risques de nouveaux enjeux (financiers, responsabilités vis-à-vis des volontaires terrain et des bénévoles, concurrence accrue dans la recherche et la pérennisation de ressources, crises d’opinion...), ces organisations qui gèrent souvent des millions d’euros et des milliers de salariés, bénévoles doivent depuis quelques années se soumettre à de nouvelles logiques ‘marchandes’ de rentabilité, de performance et de gestion des risques. Des « gros mots » qui suscitent souvent des tensions internes. Mais aussi des enjeux de recrutements, de changements de méthodes, de recours à des compétences externes coûteuses, d’investissements et d’évaluation qui placent le dirigeant en première ligne sur tous les fronts.

Dans ce contexte, l’apprentissage du digital et de ses leviers – dont les sites Internet ne sont qu’une infime partie- est un enjeu fondamental auquel ils sont peu préparés et vont devoir faire face, notamment pour mettre en œuvre de véritables campagnes de recrutement, mais aussi attirer, accompagner et former les nouvelles recrues bénévoles, pour les « professionnaliser ».

Enfin, dans un contexte de judiciarisation des comportements, les patrons d’ONG doivent de plus en plus savoir anticiper les conflits ou les risques, individuels et collectifs, qui peuvent concerner les bénévoles. Ils doivent assurer les responsabilités des dirigeants élus ou salariés, que les nouvelles réglementations peuvent, comme pour les dirigeants d’entreprises classiques (mais avec la différence qu’ils sont bénévoles ou très peu rémunérés) mettre en cause lorsqu’il y a mauvaise gestion.

Une exigence unanime : l’espoir

Pour caractériser l’époque, les dirigeants d’ONG placent l’espoir en premier lieu, c’est le fondement de leur mission et leur principal moteur. Leurs objectifs sont donc multiples : susciter la générosité et laphilanthropie de nos concitoyens, réussir à les mobiliser pour réparer les malheurs, « panser le système » en l’améliorant, faire évoluer les mentalités (en faisant passer des lois si nécessaire), changer le monde en agissant sur les causes, ... Pour cela, ils se doivent de compter sur les individus et sur le progrès.

Méthodologie :

17 entretiens qualitatifs auprès de responsables (Présidents, DG...) des associations suivantes :

AIDES
Amnesty France
ARC
Délégation catholique pour la coopération
Emmaüs
Fédération Internationale des Droits de l’homme
Fondation d’Auteuil
Fondation de France
Fondation Nicolas Hulot
Fondation pour la Recherche Médicale
Les Petits Frères des Pauvres
Max Havelaar
Secours Catholique
Secours Populaire
Société de Saint-Vincent-de-Paul (Fédération française)
Unicef
WWF

Réalisés en septembre et octobre 2009

Contact presse :

Caroline Boulay
01 56 24 77 89
caroline.boulay@msc-assurance.fr
www.msc-assurance.fr

Pour lire la présentation des résultats sur PPT, CLIQUEZ ICI

Lien web : www.msc-assurance.fr


Publié le 14/01/2010 17:11 par Mutuelle St Christophe - Contacter l'auteur - Signaler un problème

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