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G20 : ...Et l'Afrique dans tout ça ? - Publié le 10/11/2011
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- Mots-clefs : Afrique, G20, économie, leadership
Le sixième sommet du G20 s'est tenu, en France, au Palais des festivals et des congrès de Cannes, les 3 et 4 novembre 2011. L’événement qui constitue l'un des plus grands sommets internationaux a réuni, à l’invitation du Président français, également Président du G20, vingt-cinq chefs d’État et de gouvernement des principaux pays du monde, ainsi que les représentants de sept organisations internationales.
Les origines du G20
En principe, le sommet se constitue un groupe de 19 pays, plus l'Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'États qui se réunissent régulièrement.
Il a été créé en marge du G7 (groupe des 7 pays les plus industrialisés) du 25 septembre 1999 de Washington, à l'initiative du ministre de l'économie canadien Paul Martin, lors d'une réunion des ministres des finances du groupe3. Le but de ce nouveau groupe était alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, apporter certaines solutions aux crises qui secouent la planète, entre autres.
Les objectifs du G20?
Le G20, rappelons le, c'est avant tout 85 % du commerce mondial et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).
En fait, les objectifs sont actualisés à chaque sommet. En avril dernier 2009 par exemple, le G20 de Londres avait jeté les bases d'un nouveau système financier : une liste noire des pays qui font office de paradis fiscaux, un rôle accru ainsi que plus de moyens pour le fonds monétaire international (FMI), le renforcement du contrôle des fonds spéculatifs. La reconnaissance du rôle des pays émergents dans la croissance mondiale etc.
Et l'Afrique dans tout ça ?
En 2009, le sommet du G20 s'était tenu dans dans un contexte de crise financière et économique particulièrement difficile qui avait affecté les pays dans tous les continents. Même les pays les plus pauvres de la planète étaient donc concernés.
Cependant, au 21ème siècle encore, l'Afrique brille par son absence spectaculaire aux grands Rendez-Vous des pays les plus influents de la planète. A ce jour, seule l'Afrique du Sud de Jacob Zuma continue encore de siéger au G20 et les autres États africains, eux, continuent encore d'être les "clients" du G20 et à l'égard de toutes les autres institutions internationales d'ailleurs.
Au du sommet de Londres, en Avril 2009, l’Afrique fut simplement marginalisée. Sa participation à ce sommet avait été prise pour quantité négligeable, au regard du nombre de participants et de leur poids. Sans surprise, sur l’ensemble des 53 pays du continent, seule l’Afrique du Sud avait été représentée en tant que pays émergent... Et le reste alors ?
Or depuis toujours, "la question fondamentale qui reste posée, c’est comment s’assurer que les intérêts des pays les plus pauvres soient pris en considération?
Et l'Afrique, depuis l’éclatement de la crise, a été exclue des différentes étapes de négociations qui ont eu lieu ça et là. Les Chinois, les Européens ou les Américains seront certainement plus préoccupés à sauver leurs économies en récession et leurs sociétés en proie à la faillite qu’à se soucier du sort des autres, notamment de celui de l’Afrique dont on sait que sa participation à l’économie mondiale est négligeable."
Et dans un contexte de crise, la règle veut que chacun défend sa politique. "On ne pourrait donc pas reprocher à l’Afrique du Sud de vouloir défendre d’abord ses intérêts..."
Nos dirigeants attendent qu’on décide pour eux et pour qu’ils suivent après ou bien que la crise vienne dévaster nos économies ? Pourtant, les pays africains ont été les plus durement frappés par les crises, qu'elles soient financières ou humanitaires.
Rappelons déjà que la plupart des productions agricoles et des exportations sont en crise depuis 2008. Des émeutes de la faim ont même été enregistrées dans des pays comme le Sénégal et partout dans l'Afrique de l'Ouest. Le prix des denrées alimentaires explosent, notamment pour le riz et le blé. Aujourd'hui encore, avec la crise humanitaire à la corne de l'Afrique, ce sont près de 12 millions d'africains qui sont menacés.
En attendant la réponse, les populations africaines en payent d'abord les conséquences et le massacre continue. Avec d'une part, les 20 pays parmi les plus riches au mépris de tous les autres, en s'autoproclamant garants de la stabilité économique et financière mondiale au lendemain de la tempête financière de 2008 et d'autre part, les dirigeants africains qui continuent d'attendre que les autres décident à leur place place.
Face à un tel constat, un nouveau leadership africain s'impose ! De nouveaux dirigeants plus exigeants à l'égard de la communauté internationale et plus soucieux des problèmes de leur population aussi. Le temps est venu pour l'Afrique de retrouver sa place dans le concert des nations dont les règles ont toujours fixées à son absence. "C’est pourquoi les Africains devraient d’abord compter sur eux-mêmes. Plus que jamais, la question de l’intégration devient plus qu’urgente... Oui, à une autre Union Africaine plus responsable !
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Lien web : www.afreeque.net/alpha/371-g20-et-lafrique-dans-tout-za-.html
Publié le 10/11/2011 09:59 par Portail-Humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème