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Dans quelques jours, la conférence de Durban viendra s'ajouter à l'interminable liste de sommets internationaux voués à la limitation du réchauffement climatique. Pourquoi, une fois de plus, le pessimisme est-il de rigueur ? |
Limiter les émissions de gaz à effet de serre par la prolongation du Protocole de Kyoto ou bien lui offrir un successeur. Tel sera le principal enjeu de la 17ème conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique, qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre 2011 en Afrique du Sud.
De l'avis de certains experts, le processus onusien n'est tout simplement pas compatible avec un renforcement de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. D'autres estiment qu'il faut passer le contexte défavorable de la crise, alors qu'il est déjà trop tard pour limiter les effets du réchauffement climatique. Les pays les plus exposés tels que les Maldives et certains atolls du Pacifique, subissent déjà les conséquences des variations du climat (hausse du niveau des eaux, multiplication des sécheresses, etc). Comment mobiliser davantage la communauté internationale sur ce qui est déjà un ultimatum ?
En quoi la prolongation de Kyoto est-elle une nécessité ?
Le protocole de Kyoto est le seul instrument légal qui contraint actuellement les pays industrialisés à réduire leurs émissions de carbone dans l'atmosphère, à l'origine du changement climatique. 193 Etats ont signé et ratifié ce Protocole en 1997. 37 pays développés s'engageaient ainsi à réduire leurs émissions selon des objectifs chiffrés. Les Etats-Unis tout comme la Chine n'ont jamais ratifié le pays alors qu'il s'agit des deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde.
Or, la première période d'engagement du protocole prend fin très bientôt : en janvier 2012. Au-délà, rien n'a encore été acté. L'Union Européenne ne s'est engagée qu'à une réduction de ses émissions de 20% d'ici 2020 sur la base des niveaux atteints en 1990. Or, cet objectif est largement insuffisant pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C, seuil minimum requis par les scientifiques du GIEC pour limiter les impacts sur nos sociétés. Au regard des récentes données de l'OMM sur les émissions records de CO2, la communauté internationale semble plutôt suivre la trajectoire d'un réchauffement d'environ 4°C.
Lors de la conférence de Copenhague, les délégués européens ont fait l'offre " conditionnelle " de porter la réduction des GES à 30 % d'ici 2020, dans le cas où les autres grands émetteurs de carbone accepteraient " d'assumer une juste part de l'effort collectif. " Plus exactement, la signature se ferait dans le cadre d'un accord international complet pour l'après 2012 à condition que d'autres pays développés s'engageant à pratiquer des réductions d'émissions comparables. Les pays en développement devraient quant à eux apporter une contribution appropriée, en fonction de leurs responsabilités et de leurs capacités respectives.
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Mais on est loin de s'approcher de l'adoption d'un tel objectif, tant les divergences entre pays développés et pays en développement sont problématiques.../...
A voir également sur le Portail-Humanitaire.org: |
le dossier Réchauffement Climatique |
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Lien web : www.bioaddict.fr/article/conference-de-durban-sur-le-climat-peut-on-encore-esperer-
Publié le 23/11/2011 10:35 par Portail-Humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème
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