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Trente ans après les premiers cas de sida, nous savons enfin comment empêcher la transmission du VIH et mettre un terme à l'épidémie. Informer, dépister, permettre l'accès aux antirétroviraux et à une prise en charge médicale correcte : cette stratégie de prévention est aujourd'hui indiscutable, reconnue dans le monde entier, mais elle stagne faute de volonté politique. En ce 1er décembre 2011, AIDES publie un recueil de propositions concrètes et faisables à mettre en œuvre au plus vite et demande aux dirigeants de respecter leurs engagements pour que l'utopie ne soit plus.
La lutte contre le sida vit son plus grand bouleversement depuis l’arrivée des multithérapies en 1996. Les études scientifiques se succèdent et nourrissent le même espoir : la fin de l'épidémie est possible. Aujourd'hui, c'est un fait : les médicaments anti-VIH sauvent des vies mais ils empêchent également la transmission du virus. C'est une révolution pour les pays du Nord mais aussi une formidable promesse pour les pays du Sud. |
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En France, AIDES demande la mise en œuvre d’une politique volontariste et ambitieuse, qui protège les populations les plus fragiles en garantissant leur droit à une prise en charge médicale de qualité et à des conditions de vie décentes. Bruno Spire, président de AIDES, le rappelle : "Lutter contre le sida, c’est tout le contraire de la politique qui consiste à faire la chasse aux pauvres et aux étrangers. Cette politique-là, nous constatons chaque jour ses effets délétères sur le terrain. Elle précarise les plus vulnérables et les éloigne du dépistage et de la prise en charge médicale. Les résultats des enquêtes menées auprès de nos différents publics sont édifiantes. Elles démontrent clairement que sans accès effectif aux droits et aux soins pour ces populations, il est impossible d’arrêter l’épidémie !"
Sur le plan international, la France doit retrouver son leadership passé et d tenir ses promesses en faveur de l’accès universel aux traitements en mettant en place des financements innovants faisables et pérennes. En 2006, la France a montré l'exemple en instaurant une taxe de solidarité sur les billets d'avion avec le projet UNITAID, un organisme international chargé d'acheter des médicaments anti-VIH pour les pays en développement. Une nouvelle fois, elle peut se démarquer en instaurant une micro-taxe sur les transactions financières affectée au développement, comme la taxe Robin des Bois, 0,05% qui suffiraient à soulever 12,5 milliards d'euros par an au niveau national.

A voir également sur le Portail-Humanitaire.org: |
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Lien web : www.aides.org/actu/stop-au-sida-apres-le-slogan-le-programme-1230
Publié le 01/12/2011 09:35 par Portail-Humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème
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