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Syrie : dans les camps de réfugiés à la frontière turque « on s’invente une vie »… - Publié le 05/12/2011
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- Mots-clefs : Syrie, Réfugiés, Turquie, Camps, Humanitaire
Dans la région d’Hatay, à la frontière turco-syrienne… Edith Bouvier, journaliste indépendante, a pu, pour Grotius International, entrer dans le camp de Reyhanli… Pour rappel avant de lire son reportage, plus de 4.000 personnes, selon l’ONU, ont déjà été tuées par le régime de Bachar Al-Assad en Syrie. Fuyant la répression, des dizaines de milliers d’habitants se sont réfugiés en Turquie. Dans la région d’Hatay, les autorités locales ont mis en place cinq camps de tentes pour accueillir quelques 7000 personnes. Mais ni les ONG internationales ni les journalistes ne sont autorisés à y pénétrer…
Reportage… Un camion blanc du Croissant Rouge turc pénètre dans le camp de Reyhanli, à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Antakya. Il est 14h, un homme en descend et entame la distribution. Matin, midi et soir, les 1500 personnes qui habitent dans ce camp sont approvisionnées en nourriture. Devant leur tente, les femmes cuisinent. Mahmoud nous invite chez lui.
Au centre, un petit chauffage électrique. Dans un coin, un sac avec des plats, des assiettes et des épices. De l’autre côté, plusieurs couvertures sont empilées. « C’est le coin cuisine. En face, les chambres. Selon le moment, on déballe ce dont on a besoin. On vit les uns sur les autres, on survit plutôt. Chez nous, en Syrie, la maison est grande, on a tous notre espace. Ici, c’est difficile. J’entends toutes les conversations dans les tentes autour. Les gens ici sont devenus mes amis, ma famille, mais je n’aime pas cette promiscuité »(...)
Le Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations-Unis n’a pas été autorisé à pénétrer régulièrement dans les camps pour aider la population. Une interdiction qui a finalement peu d’incidences sur le nombre de réfugiés, puisque la Turquie n’accorde que très rarement le statut de réfugiés aux personnes qui en font la demande sur son territoire. Et ce n’est qu’avec ce précieux sésame que les syriens auraient le droit de travailler, de louer un appartement, de voyager. D’être considérés comme des citoyens de plein droit. « Au début, raconte Mahmoud, j’avais créé une école pour les enfants du camp. Mais les autorités locales ont décrété que ce n’était pas à nous de faire ça et elles nous ont remplacés par des professeurs turcs. Mais qu’est-ce que vous voulez que nos enfants apprennent en langue turque ? Surtout que nous ne sommes pas ici pour longtemps. Aussitôt que Bachar Al Assad aura été mis dehors du pays, nous rentrerons ».../...
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Lien web : www.grotius.fr/syrie-dans-les-camps-de-refugies-a-la-frontiere-turque/
Publié le 05/12/2011 10:40 par Portail-Humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème