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The Cash Learning Partnership
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Les transferts d’espèces et de bons d’achat sont de plus en plus souvent intégrés dans les opérations de secours humanitaires dans toute la Corne de l’Afrique, en particulier dans les zones d’insécurité, où les restrictions d’accès ont amené à repenser la distribution traditionnelle de l’aide. |
« Nous sommes obligés de juger nos décisions de programmes avec un regard critique et de formuler de meilleures idées pour acheminer l’aide aux gens qui en ont besoin, » a indiqué le consultant Nick Maunder au cours d’un atelier de travail qu’il a récemment animé à Nairobi. Cet atelier rassemblait le secteur privé, les organisations non gouvernementales (ONG), les agences de l’ONU et les donateurs pour débattre, partager leur expérience et trouver des façons d’améliorer et d’augmenter l’usage des programme de transferts d’espèces dans les situations d’urgence.
Selon le Cash Learning Partnership (CaLP)qui organisait l’atelier, plus de quatre millions de personnes, dans toute la Corne de l’Afrique, reçoivent actuellement une aide en espèces ou en bons.
« Les versements d’espèces commencent aussi à prendre de l’importance au Kenya, ciblant presque un demi-million de bénéficiaires à 3 000 shillings kenyans (33 dollars) par famille et par mois, » a indiqué Sheryl Harrison du PAM.
L’assistance humanitaire dans la Corne de l’Afrique a jusqu’à présent été fournie principalement en nature, par l’intermédiaire de distributions de nourriture, d’abris, d’outils et de semences. Dans beaucoup d’endroits, les activités de secours ont dû faire face à des retards, des coûts de distribution élevés et dans les zones aux mains d’Al-Shabab, à des taxes élevées. De plus en plus d’organismes accumulent de l’expérience dans l’utilisation d’argent ou de bons comme complément essentiel, voire parfois comme alternative à l’aide en nature.
« L’argent se voit moins, il a plus de dignité et utilise moins d’intermédiaires ; il passe moins de temps en transit et constitue un moyen plus flexible de satisfaire les besoins non alimentaires, » a dit Degan Ali, directeur exécutif de l’ONG Horn Relief.
Quand la nourriture est disponible sur les marchés locaux ou peut être rapidement obtenue par des mécanismes de marché, les transferts d’argent et de bons sont vus comme le moyen le plus efficace et le plus rentable de distribuer l’aide humanitaire. Une fois que l’agence responsable a mené une étude de marché approfondie de la région concernée, et que le contexte est considéré comme adapté, l’argent peut être transféré directement aux bénéficiaires, avec ou sans conditions.
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Lien web : www.irinnews.org/fr/reportfrench.aspx?reportid=94448
Publié le 13/12/2011 10:24 par Portail-Humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème
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