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« Biens mal acquis » : quand la Françafrique fait irruption dans le procès de Teodorín Obiang

Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale, lors de la 70e session de l’Assaemblée générale des Nations unies, au siège de l’ONU à New York, le 30 septembre 2015. © Frank Franklin II/AP/SIPA

Le procès des « biens mal acquis », dans lequel Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit Teodorín, est accusé de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de blanchiment, se poursuivait ce mercredi à Paris. Jeune Afrique y était.

« Ne vous endormez pas. Ce n’est pas Derrick ici ! », glisse malicieusement l’assesseur au public de la 32e chambre correctionnel de Paris, qui patiente avant l’entrée des juges. L’avertissement, qui a déclenché des sourires amusés, n’a pourtant pas lieu d’être : en ce second jour d’audience, mercredi 21 juin, personne ne songerait à fermer l’œil.

Il faut dire que l’enjeu de la matinée est de taille. D’emblée, la défense du vice-président équato-guinéen tire à boulets rouges sur la partie civile, en particulier sur la Coalition pour la restauration d’un État démocratique en république de Guinée équatoriale (Cored), avec l’objectif avoué d’obtenir l’irrecevabilité de sa participation au procès. « Vous devez déclarer irrecevable cette association, qui ne remplit pas les critères pour être partie civile et qui ne cache ses opinions politiques », débute Me Thierry Marembert, avocat de Teodoro Nguema Obiang Mangue.

Lorsque la politique entre au Palais de justice, le droit n’a plus qu’à se chercher un hôtel

Et d’enchaîner, dans la veine de ce qui avait été dit à l’ouverture du procès, deux jours plus tôt : « Vous ne devez pas faire de ce procès une tribune politique car vous n’êtes pas un tribunal de salut public ! ». Hochement de tête de son confrère, Me Emmanuel Marsigny, qui se lève et enfonce le clou en faveur de Teodorín : « Vous devez éviter que ce procès soit pollué par la politique. La Cored n’a qu’à tenir meeting sur les marches du palais si elle le souhaite ! ».

Reste alors à Me Sergio Esono Abeso Tomo, ancien président de la Cour suprême équato-guinéenne, à ajouter sa conclusion, pleine d’un lyrisme assumé : « Si vous laissez entrer la Cored dans cette salle, avec ses armes de destruction massive, c’est le droit qui en sortira par les fenêtres ! Lorsque la politique entre au Palais de justice, le droit n’a plus qu’à se chercher un hôtel ! »

« La victime, c’est le peuple »

La formule fait mouche, en tout cas chez les partisans du vice-président équato-guinéen, dont l’ambassadeur de Guinée équatoriale en France, Miguel Oyono Ndong Mifumu. Celui-ci acquiesce, mais, très vite, s’agace. Car la défense de la Cored répond aux accusations, avec le sourire. « On nous prête des intentions politiques, ou liées à l’argent, mais que ce soit clair : la Cored ne demandera qu’un euro symbolique de dommages et intérêts. Le reste de la somme qui pourrait être allouée reviendra au peuple. Car, c’est le peuple la seule victime de ce procès, et il est représenté par les partis politiques qui composent la Cored », lance Me Jean-Pierre Spitzer.

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