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La carte postale, le sésame d’une bonne rentrée

« Babibhoi a été  admise en classe supérieure à l’école primaire de Kandheljhula ». Signé : le Directeur de l’école de Kandheljhula.

Voilà ce que l’on peut lire derrière la carte postale reçue cette semaine par les équipes d’Aide et Action en Andhra Pradesh. La raison dernière ce courrier si peu disert ? L’assurance que Babibhoi, jeune fille d’une famille migrante, a effectivement pu poursuivre son parcours scolaire dans son village d’origine après avoir migré 6 mois durant avec ses parents.

On vous explique tout

L’astuce est plutôt ingénieuse et peu coûteuse : la simple carte postale, habituellement envoyée pendant les vacances, est devenue pour notre ONG l’assurance de suivre la scolarité des enfants qui suivent leurs parents au cours de leurs migrations. L’Inde compte actuellement près de 60 millions d’hommes et de femmes, forcés de migrer une à deux fois par an à la  recherche d’un emploi leur permettant de survivre. Au début de la saison sèche, ils quittent leur village natale, arrachant leurs enfants à l’école qu’ils fréquentent. Arrivés à destination (dans un autre état de l’Inde le plus souvent) les enfants ne peuvent pas aller dans les écoles faute de maitriser la langue de l’état, ils sont alors laissés seuls ou mis au travail pour aider les parents.

Une longue mobilisation pour que tous les enfants migrants aillent à l’école

Depuis une dizaine d’année, Aide et Action se mobilise pour que soient respectés les droits des populations migrantes, l’une des plus pauvres et marginalisées de l’Inde. L’association a notamment entrepris de nombreuses actions pour assurer le retour à l’école de ces enfants déracinés. Elle a créé des centres  d’accueil pour enfants migrants sur les lieux mêmes où travaillent les parents afin de prendre en charge les plus jeunes et d’éviter leur  exploitation. Pour les plus âgés, l’association mène des actions de plaidoyers auprès des pouvoirs publics de l’Andhra Pradesh ou du Tamil Nadu pour que les écoles publiques accueillent ces enfants migrants et leur permettent de suivre des cours avec un enseignant volontaire parlant leurs langues. Restait cependant le problème de la re- scolarisation des enfants migrants au moment du retour des parents dans leur village d’origine pour assurer les récoltes. Les écoles publiques des villages d’origine étaient jusque là réticentes à reprendre des enfants qui –et c’était jusqu’à présent la norme- avaient cessé d’étudier pendant 6 mois. La plupart des enfants étaient donc contraints d’abandonner définitivement l’école, d’être mariés ou de travailler avec leurs familles.

Lutte contre la rupture et l’abandon scolaire

Grâce aux équipes d’Aide et Action, Babibhoi, 12 ans, a donc été scolarisée 6 mois dans une école publique d’Andhra Pradesh tandis que ses parents travaillaient sur un site de construction. Son examen annuel en poche, elle est repartie avec sa famille dans son village d’origine au mois de juin. Le certificat et la carte postale remis par Aide et Action ont confirmé au directeur de l’école de son village que la jeune fille avait bel et bien poursuivi ses études et qu’elle était apte à faire sa rentrée dans la classe supérieure. Il ne lui restait alors plus qu’à renvoyer la carte postale aux équipes d’Aide et Action pour informer du maintien à l’école de la jeune fille.

Au cours de cette année, Aide et Action a ainsi pu assurer le maintien à l’école de 359 enfants migrants dans l’état du Telangan et de 550 enfants migrants dans le Tamil Nadu.

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