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Centrafrique : une économie exsangue

 

C’est un pays à la situation économique des plus catastrophiques qu’António Gutteres, secrétaire général de l’ONU, visite ce mardi.

La Centrafrique est connue pour sa situation politique explosive et le contraste saisissant entre le potentiel que lui donnent les diamants et la pauvreté de la population marquée par les conflits et déstabilisations à répétition. Aujourd’hui, plus des trois quarts des 4,7 millions d’habitants sont dans une situation d’extrême pauvreté, estime la Banque mondiale. Au classement mondial de l’indice du développement humain (IDH) établi par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Centrafique est la lanterne rouge des 188 pays recensés.

Tout est à reconstruire…

Il faut dire que l’économie centrafricaine a été dévastée par la succession de crises qui ont empêché ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or) et en produits agricoles (coton, café et tabac) de se développer. Selon la Banque mondiale, citée par l’AFP, la reprise économique est plus lente qu’escompté. La croissance envisagée est de 4,7 % de croissance cette année et de 5 % en 2018. En novembre 2016, Bangui s’est vu promettre plus de 2,2 milliards de dollars sur trois ans lors d’une conférence de donateurs à Bruxelles. Mais, manifestement, cela ne suffit pas. Le secrétaire général de l’ONU va trouver un pays pauvre et enclavé en Afrique centrale, toujours marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix.

… pour se remettre d’une instabilité chronique

Il n’aura en effet fallu attendre que cinq ans pour que David Dacko, premier chef d’État depuis l’indépendance en 1960, soit renversé par un coup d’État de Jean-Bedel Bokassa. Celui-ci s’est fait élire président à vie avant de se faire couronner empereur en 1977. Entre frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions, en passant par un massacre d’écoliers, la Centrafrique de Bokassa aura souffert autant du point de vue politique, économique que de celui de l’image. Le 20 septembre 1979, Bokassa, en visite en Libye, est chassé du pouvoir par les parachutistes français. Dacko rétablit la république, mais est contraint deux ans plus tard de céder le pouvoir aux militaires. André Kolingba accède au pouvoir et instaure le multipartisme en 1991. En 1993, Ange-Félix Patassé remporte la présidentielle. Le pays connaît en 1996-1997 trois mutineries d’une partie de l’armée, avant un coup d’État manqué en 2001. En 2003, François Bozizé, ancien chef d’état-major des armées, en rébellion depuis novembre 2001, renverse Patassé et s’autoproclame président. Dès 2005, le pays fait face à plusieurs rébellions, qui s’emparent de localités du Nord, reprises grâce à l’aide de la France ou par l’armée tchadienne à l’appel de Bangui.

2013 : le début d’une crise violente…

En mars 2013, les rebelles d’une coalition hétéroclite, la Séléka, prennent Bangui et renversent Bozizé. Michel Djotodia se proclame président. Les exactions de la Séléka, à dominante musulmane, contre les populations majoritairement chrétiennes débouchent sur la création de milices d’autodéfense, principalement chrétiennes, les anti-balaka (anti-machettes), qui s’en prennent à leur tour aux civils musulmans. Redoutant un génocide, la France lance l’opération militaire Sangaris (2013-2016), sous mandat de l’ONU. En janvier 2014, le président Djotodia démissionne sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale et de Paris. Une présidente de transition est élue par le Parlement. Une Cour pénale spéciale (CPS) est créée en 2015 pour instruire et juger les crimes contre l’humanité et crimes de guerre depuis 2003, mais n’est pas encore opérationnelle. En février 2016, l’ex-Premier ministre Faustin-Archange Touadéra est élu président. La présence de forces internationales comme Sangaris et la mission onusienne Minusca (depuis 2014) permettent le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées en majorité par les groupes armés.

[…]

 

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