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De l’électricité à partir de jacinthes d’eau

Par Article partenaire – Enedis  |  
(Crédits : ILLUSTRATION/Pixabay.com)
Élève ingénieure en eau et assainissement, Mariama Mamane est la fondatrice de Jacigreen. Cette startup nigérienne développe actuellement un procédé révolutionnaire qui permet d’utiliser les jacinthes d’eau pour produire du biogaz, tout en nettoyant les rivières et les lacs.

L’idée peut paraître saugrenue. Mais après tout : si l’on peut obtenir du biogaz à partir de gazon en décomposition, pourquoi ne pas en faire autant avec des plantes aquatiques ? C’est en tout cas le pari de Mariama Mamane, élève ingénieure à l’Institut national d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) de Ouagadougou. Cette jeune Nigérienne de 27 ans a développé un projet de compostage en anaérobie (adjectif qui désigne un milieu dépourvu d’oxygène sous forme de dioxygène) utilisant les jacinthes d’eau pour produire du biogaz. Cette source d’énergie pourra ensuite être transformée en électricité. La ressource est non seulement renouvelable, mais elle produit également très peu de déchets -verts-, qui sont d’ailleurs valorisés sous forme d’engrais.

Autre avantage : le nettoyage et le désencombrement des cours d’eau et des lacs. Originaire d’Amazonie, la jacinthe d’eau a en effet été largement implantée dans les régions tropicales pour son attrait esthétique. Mais n’ayant pas de consommateur naturel dans ces milieux, elle s’y est développée rapidement et massivement, menaçant l’équilibre-même des écosystèmes locaux. C’est le cas des zones humides au Niger, progressivement asséchées et asphyxiées par cette plante envahissante.

Mise au point du biodigesteur

En juin 2016, Jacigreen a remporté le premier prix du concours Parcours entrepreneurs, organisé par le 2iE. Mariama Mamabe a ainsi pu intégrer le Technopôle-2iE, l’incubateur de l’école, où elle s’attèle actuellement à mettre au point son prototype de biodigesteur anaérobie. Signe encourageant, la jeune femme a également été désignée lauréate du prestigieux prix Young champions of the earth, pour la région Afrique, remis par ONU Environnement en novembre 2017.

La dotation de 15 000 dollars (13 000 euros environ) permettra de financer une partie du projet, dont le coût total est estimé à 88 millions de francs CFA (134 000 euros environ), dont 68 millions pour la seule construction de la raffinerie.« Jacigreen est un projet éco-innovant, qui contribue à l’assainissement de nos plans d’eau et rivières, et à la promotion d’une agriculture écologique, tout en comblant le déficit énergétique. Nous entendons produire 280 kWh, que nous rétrocéderons à la société nationale d’électricité au terme d’un accord tarifaire, commercial et technique », a expliqué dernièrement Mariama Mamabe au journal Jeune Afrique. Avec en prime, dès la première année d’exploitation, 30 000 sacs d’engrais naturels (de 50kg chacun), qui feront les beaux jours des agriculteurs. « Notre premier marché sera celui des maraîchers et des petits exploitants familiaux, dont nous voulons préserver la santé. » Si Mariama Mamabe souhaite prioritairement voir son idée être mise en pratique au Niger, son pays d’origine, d’autres états voisins -également victimes de la jacinthe d’eau -comme le Burkina Faso ou encore la Côte-d’Ivoire se sont déjà montrés intéressés.

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