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Des dizaines de milliers de Sud-Soudanais cherchent refuge de l’autre côté de la frontière

L'hôpital MSF dans le camp d’El Kachafa où plus de 17 000 réfugiés ont été autorisés à s’installer. © Philippe Carr/MSF
L’hôpital MSF dans le camp d’El Kachafa où plus de 17 000 réfugiés ont été autorisés à s’installer. © Philippe Carr/MSF

 

Au Soudan, l’État du Nil blanc accueille de nombreux réfugiés qui fuient la guerre au Soudan du Sud. Médecins Sans Frontières délivre des soins d’urgence aux réfugiés.

Ces trois dernières années, le riche État pétrolier du Nil supérieur, au Soudan du Sud, a connu d’importants affrontements entre forces gouvernementales et de l’opposition. Ceci a contraint de nombreuses familles à prendre une décision difficiles : rester et risquer de se faire tuer ou partir et prendre le risque de se faire voler leur propriété.De l’autre côté de la frontière, au nord, se trouve l’État paisible du Nil blanc, vers lequel fuient de nombreux Sud-Soudanais pour échapper aux violences. À l’heure actuelle, 83 000 personnes y vivent dans six camps de réfugiés et de nombreuses autres vivent en dehors de ces zones.

Il y a quelques mois, la saison des pluies avait entraîné un court arrêt des combats dans le sud, mais maintenant que la saison sèche est revenue, le conflit a repris entre les parties belligérantes. Les familles ont de nouveau été contraintes de migrer vers le nord, au Soudan, dans l’espoir d’y trouver une plus grande sécurité.

Actuellement, MSF gère un hôpital de quarante lits dans l’État du Nil blanc. Il est situé en dehors du camp d’El Kachafa où plus de 17 000 réfugiés ont été autorisés à s’installer. Ses services hospitaliers et ambulatoires proposent une vaste gamme de soins, notamment pour des problèmes de santé reproductive, des infections respiratoires et des cas de malnutrition.

« Nous avons dû mentir sur l’ethnie à laquelle nous appartenions »

Mary, réfugiée de Kaka, dans l’État sud-soudanais du Nil supérieur, raconte : « quand les hommes armés sont entrés dans Kaka, ils se sont montrés impitoyables. Ils n’ont épargné ni les jeunes ni les vieux. Dès qu’on s’est rendu compte qu’ils tuaient les gens, on n’a pas réfléchi, on est partis en courant du village, emportant avec nous tout ce que nous pouvions transporter ; c’était le début d’un trajet terrifiant. »

« Pour passer certains postes de contrôle militaires, nous avons dû mentir sur l’ethnie à laquelle nous appartenions, sinon nous aurions été arrêtés et sans doute tués. Nous avons eu beaucoup de chance, heureusement personne n’a été blessé. »

Alors que certains arrivent totalement épuisés par le voyage, souffrant de malnutrition et du paludisme, une grande majorité des réfugiés surmontent les difficultés et marchent parfois jusqu’à huit jours pour arriver ici.

La fille de Mary, âgée de quatre ans, est hospitalisée dans la structure de MSF car elle souffrait de malnutrition à son arrivée. « Elle est tombée malade durant le trajet, elle a cessé de manger, a eu la diarrhée et commencé à tousser, explique Mary. Quand on est arrivées ici, le médecin m’a dit qu’elle avait besoin d’aide et l’a fait admettre dans le programme de prise en charge nutritionnelle de Médecins Sans Frontières. J’espère qu’il va l’aider à retrouver des forces. »

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Auteur :
Médecins sans frontières
Url de l'article :
http://www.msf.fr/actualite/articles/reprise-combats-au-soudan-sud-pousse-dizaines-milliers-personnes-trouver-refuge-a
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