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Etienne Tshisekedi, le leader du parti d’opposition l’Union pour la démocratie et le progrès social est décédé mercredi 1er février à Bruxelles.

Etienne Tshisekedi le 5 septembre 2011 à Kinshasa. JUNIOR KANNAH / AFP

A Kinshasa, Etienne Tshisekedi était le deuxième «président». Opposant historique de Laurent-Désiré Kabila puis de son fils Joseph, le leader du parti de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) était nommé ainsi par ses proches. Battu en 2011 par Joseph Kabila lors d’une élection présidentielle très contestée, par les Nations unies notamment, Etienne Tshisekedi n’avait jamais accepté sa défaite et avait prêté serment lors d’une cérémonie organisée dans sa demeure de Limete.

Mais c’est à Bruxelles qu’il est décédé, à l’âge de 84 ans, mercredi 1er février. Il s’est éteint dans un hôpital de la capitale belge, d’une embolie pulmonaire. 

Né dans le Congo belge en 1932, Tshisekedi devient le premier diplômé de droit du Congo indépendant en 1961. Il «s’initie à la politique dans ce qui deviendra le Zaïre de Mobutu Sese Seko, souligne le journal Le Monde. Le jeune Etienne Tshisekedi s’accomode bien à ce régime dictatorial qui le propulsera ministre de l’Intérieur dès 1965. En ce temps-là, il ne trouvera rien à redire à l’assassinat de Patrice Lumumba, le Premier ministre martyr, puis à la répression et aux exécutions comme la pendaison de quatre politiciens dont le Premier ministre d’alors, les « martyrs de la Pentecôte »».

Le début de la fronde

Dans les années 1960, le «sphinx», comme ces partisans le surnomment, appartient au premier cercle politique de Mobutu. Tshisekedi prend part à la rédaction de la Constitution congolaise de 1967. Cette même année, il rédige avec Mobutu le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement populaire de la Révolution. Un organe politique qui deviendra ensuite  le parti unique congolais.

C’est un peu plus tard que Tshisekedi a commencé à s’éloigner du dictateur: en 1980, quand il commence à mener la fronde avec d’autres élus.

«S’il faut retenir un événement comme l’acte fondateur de l’opposition politique au Zaïre de Mobutu, c’est bien celui-là: la lettre des treize parlementaires. En décembre 1980, treize membres du Parlement, dont Etienne Tshisekedi, adressent une lettre ouverte au président Mobutu. Cinquante-deux pages dans lesquelles ils dénoncent la dérive dictatoriale du régime et les mauvaises conditions de vie de la population. La lettre fait l’effet d’une bombe au pays de Mobutu», relate le média congolais Radio Okapi.

Etienne Tshisekedi avait expliqué le cheminement intellectuel qui l’avait poussé à se démarquer de Mobutu lors d’une interview accordée à Radio Okapi en 2011.

« En 1977, après les critiques de partout particulièrement de l’Occident, Mobutu  était obligé d’organiser des élections et de donner à ces élections une apparence de démocratie. Comme toujours, il voulait donner l’impression qu’il faisait quelque chose de démocratique, alors qu’il faisait le contraire. J’ai été encore une fois élu comme député dans cette législature-là. Mais la population ne voulait plus des pratiques de Mobutu. Pour être élu, il fallait qu’on critique tout ce qu’on vivait comme Mobutisme. Il fallait critiquer. C’est comme cela que la population aimait notre discours et nous a fait confiance pour nous élire une deuxième fois», disait-il.

Auteur :
Slate Afrique
Url de l'article :
http://www.slateafrique.com/716882/deces-etienne-tshisekedi-mobutu
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