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Une grande partie de la population fuit dans la forêt

Depuis août 2016, les provinces du Kasaï au centre de la République démocratique du Congo (RDC) ont subi des soulèvements violents et répétés contre le gouvernement central par une milice locale connue sous le nom de Kamwina Nsapu, ainsi que des affrontements violents avec les forces de sécurité nationales. Cela a mené à une augmentation des conflits ethniques intercommunautaires et des attaques contre les populations civiles.

Les cinq provinces sont maintenant touchées par les combats dans le Grand Kasai, Lomami étant parmi les plus touchées. Dans les zones affectées, près de 1,4 million de personnes ont été déplacées, et des milliers ont été tuées ou blessées. Les populations déplacées et les communautés qui les accueillent bénéficient d’un accès très limité à la nourriture, l’eau et l’assainissement.

Dr Rodrigue Alitanou, coordinateur médical pour ALIMA en RDC, faisait partie d’une mission d’exploration dans le district sanitaire de Mwene-Ditu dans la province de Lomami, qui a débuté le 18 juillet. Il partage ses expériences.

Dès votre arrivée, vous vous rendez compte que les besoins humanitaires sont énormes : les centres de santé ont été pillés ou détruits ; l’accès à la nourriture est limité ; des centaines de villages ont été entièrement détruits par le feu. Une grande partie de la population, y compris les médecins et les infirmières, a fui dans la forêt. Pour les familles qui restent, beaucoup se sont réfugiées dans des bâtiments abandonnés. Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées sont parmi les plus vulnérables, n’ayant pas accès aux soins de santé, à une nutrition et à une éducation adéquates. Selon les projections effectuées par ALIMA dans trois zones de santé, environ 36% des enfants de moins de cinq ans souffrent d’une malnutrition aiguë modérée et près de 3% souffrent de malnutrition aiguë sévère.

Bien que plus d’un tiers des personnes vivant à Mwene-Ditu sont affectées par le conflit, au moment de notre enquête aucune autre ONG n’était sur le terrain pour fournir une aide humanitaire aux populations déplacées ou aux communautés d’accueil.

L’absence de soins de santé primaires gratuits est la principale préoccupation, car de nombreux enfants souffrent de paludisme, d’infections respiratoires, de diarrhée et nécessitent des vaccinations. La plupart des centres de santé ne fonctionnent pas, et même s’ils ont accès à une clinique, la plupart des gens n’ont pas d’argent pour payer les soins médicaux ou les médicaments. Les enfants devraient également faire l’objet d’un dépistage de la malnutrition et, le cas échéant, être traités avant d’atteindre un état qui nécessite une hospitalisation. Les femmes enceintes devraient avoir accès à des soins prénatals et postnatals gratuits.

Notre équipe a été la première à lancer une enquête détaillée et multisectorielle sur le terrain dans les cinq régions les plus touchées de Lomami. Il n’a pas été facile de s’y rendre. À partir de la capitale de la RDC, Kinshasa, il faut prendre un vol vers Bujumai, puis faire quatre heures de route jusqu’à Mwene-Ditu. Le long de la route, il y a 10 postes de contrôle de sécurité. L’état des routes est généralement médiocre, et maintenant que la saison des pluies a commencé, de nombreuses sections de route ont été inondées ou emportées par les eaux.

Ces dernières semaines, suite à l’intervention des FARDC (Forces armées de la RDC) à Lualaba, le calme est revenu. Mais maintenant, à mesure que les gens commencent à rentrer chez eux, les besoins humanitaires sont encore plus élevés. En termes de santé et de nutrition, les centres de santé doivent être réapprovisionnés en médicaments et matériel médical: il faut réhabiliter les centres de santé, soutenir la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et de paludisme, et administrer des vaccinations de routine. Les victimes de violences sexuelles et les femmes ont besoin de soutien en matière de santé reproductive. Tous ces services doivent être fournis gratuitement.

ALIMA répond aux besoins de santé et de nutrition des populations locales, déplacées et retournées à Lomami, en améliorant l’accès aux soins médicaux et nutritionnels d’urgence. Cela comprend la reprise des soins de santé dans les cliniques qui ont été pillées ou abandonnées, ainsi que la fourniture de soins de santé mobiles gratuits aux populations déplacées qui ont fui dans la brousse.

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