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Inde : comment Suez veut abreuver des villes de plus en plus assoiffées.(2/3)

A Delhi, dans trois îlots pilotes de quelque 250 appartements chacun, où comme dans le reste de l’Inde l’eau n’arrivaient jusqu’en 2016 que par intermittence quelques heures par jour, Suez teste a distribution en continu. (Crédits : Reuters)

Dans un pays à l’urbanisation galopante, la production d’eau potable, l’assainissement ainsi que la distribution sont autant de marchés convoités par le groupe français.

Déjà 58 villes de plus d’un million d’habitants. Et une population urbanisée destinée à passer de 433 millions de personnes -un tiers des 1,3 milliard d’habitants actuels- à 850 millions: la moitié des 1,7 milliard habitants prévus à l’horizon 2050. Si le danger de stress hydrique concerne l’ensemble de l’Inde, ses métropoles, dont le développement rapide devance celui des infrastructures, risquent d’être particulièrement concernées dans les années à venir. Or, paradoxalement, l’émergence d’une nouvelle classe moyenne urbaine est plutôt source d’attentes croissantes, en termes de quantités d’eau disponible comme de qualité du produit et du service.

Lire aussi: Eau: en Inde, Suez teste le marché du futur (1/3)

C’est donc justement l’accompagnement des municipalités face à ces défis qui constitue la première opportunité de Suez en Inde. Le groupe, qui depuis les années 90 a déjà construit 250 usines de production d’eau potable dans le pays, souhaite notamment renforcer sa position dans ce secteur, dans le sillon du changement d’ère ouvert en 2000. Cette année, le groupe avait en effet signé avec le Delhi Jal Board (autorité publique locale en charge de l’eau) son premier contrat de construction et exploitation (DBO: « design, build and operation »), afin de bâtir puis de gérer jusqu’en 2016 l’usine de Sonia Vilar, destinée à fournir 635 millions de litres d’eau potable par jour à presque 4 millions d’habitants (sur plus de 26 dans l’ensemble de l’aire urbaine), malgré la pollution et la volatilité de la turbidité des eaux du Gange qui l’alimentent. Grand avantage de ce cadre contractuel: le financement est pris en charge par le client.

L’avenir dans les ouvrages « de grosse taille et complexes »

Depuis, le contrat a été renouvelé jusqu’en 2027, et Suez opère et entretient désormais 24 autres stations de production d’eau potable. Parmi celles-ci, une autre à Delhi: Wazirabad, d’où sortent 55 millions de litres par jour. À Bangalore, où la population a crû de 45% en 5 ans, en dépassant les 12 millions en 2016, et où le spécialiste français a construit et exploite déjà deux stations, en fournissant 1,5 milliard de litres d’eau potable par jour à 8,5 millions de personnes, Suez s’appuie sur les politiques volontaristes du Conseil de l’eau et de l’assainissement local pour davantage s’étendre. En 2016, il a remporté un nouveau contrat pour ajouter à partir de cette année 600 millions de litres par jour à sa production, en réhabilitant une unité de traitement et en en construisant une nouvelle dans la station de Tikki Hally. D’une durée globale de neuf ans et demi, le contrat vaut quelque 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Nous nous concentrons là où nous apportons une véritable valeur ajoutée, à savoir sur les ouvrages de grosse taille et complexes, en particulier dans les grandes villes », explique le directeur général de la business unitAfrique, Moyen-Orient et Inde de Suez, Pierre-Yves Pouliquen, tout en évoquant aussi un projet en cours depuis deux ans de construction en zone rurale au Rajasthan de 150 petites usines, d’une capacité chacune de 0,3 million de litres par jour.

Autre marché croissant et convoité par Suez en ville, celui de l’assainissement. Dans un pays où 70% des eaux usées reversées dans la nature ne sont pas traitées, les autorités municipales saisissent enfin la gravité de l’enjeu en termes de préservation des ressources et de santé de la population. Alors que les villes réfléchissent à des outils d’incitation à la mise en place de systèmes de retraitement en circuits courts, le groupe français, qui en Inde traite déjà quotidiennement 600 millions de litres d’eaux usées produites par 4,8 millions d’habitants, en propose d’ailleurs de plus en plus le recyclage, à des fins d’irrigation ou industriels. Il offre également parfois un service intégré de valorisation des boues d’épuration, soulageant les besoins énergétiques de la station.

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