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Les Kurdes piégés par l’escalade militaire en Syrie.

Amorcée dès le début de janvier 2018, l’escalade militaire en Syrie a clairement rebattu les cartes des rapports de force sur le terrain. Alliés potentiels de Washington comme de Moscou, mais fragilisés dans le canton d’Afrin par l’attaque de l’armée turque, les Kurdes syriens ont-ils perdu tout espoir de voir s’imposer un scénario favorable à leurs revendications d’autonomie dans le nord du pays ? Décryptage.

 

La Syrie est décidément bien loin d’être entrée dans un processus de reconstruction. Alors que 2017 paraissait s’achever sur de nouveaux « équilibres » politico-militaires construits sur des victoires décisives contre l’organisation de l’État islamique (OEI) : Mossoul en Irak, Rakka et Deir Ez-Zor en Syrie, et des négociations qui pouvaient encore paraître prometteuses — sous l’égide de l’ONU (Genève-Vienne) et de la Russie (Astana-Sotchi) —, voilà que l’année 2018 s’est ouverte dans le fracas des armes. En quelques semaines seulement, une vague d’opérations militaires a rouvert les plaies de la guerre civile syrienne. Placés au cœur de cette escalade de feu, les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) et des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont subitement le sentiment de jouer à nouveau leur survie militaire et politique.

L’année 2017 s’était pourtant terminée sur l’espoir de voir les États-Unis (alliés des FDS depuis 2015) mais aussi la Russie de Vladimir Poutine tenir enfin compte des revendications kurdes d’autonomie au nord du pays, défendues par le Parti de l’union démocratique (PYD). Créé en 2003 en lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de Turquie, le PYD appuie depuis 2013 ses avancées militaires sur l’expérience politique de « démocratie radicale » menée dans les trois cantons d’Afrin, Kobané et Jaziré constitutifs du Rojava (Kurdistan occidental). Début 2018, brusque retournement de situation, avec deux nouvelles lignes de front : l’attaque de l’armée turque (opération « Rameau d’olivier ») lancée le 20 janvier contre le canton kurde d’Afrin, le long de la frontière turco-syrienne ; et l’intensification préalable des bombardements de l’armée de Damas (soutenue par l’aviation russe) contre les dernières zones rebelles, à Idlib, dans le nord du pays, puis dans la région de la Ghouta, près de Damas.

Mais aussi deux « incidents » majeurs : les bombardements de la coalition menée par Washington dans la nuit du 7 au 8 février en soutien aux FDS, contre les combattants pro-Assad dans les zones pétrolifères de la région de Deir Ez-Zor à l’est de l’Euphrate ; enfin, le 10 février, une série de raids menés par l’armée de l’air israélienne contre une « base » iranienne près de la ville de Palmyre. Cette escalade militaire multiforme a rebattu les cartes d’alliances qui semblaient jouer en faveur des Kurdes à peine un mois plus tôt.

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