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La Libye, ancien Eldorado devenu un enfer pour les migrants

Racket, exploitation proche de l’esclavage, enlèvement, extorsion, torture…La Libye est devenue un véritable enfer pour les migrants qui rêvent de rallier l’Europe ou croyaient trouver du travail dans ce pays, ancien eldorado économique sous le régime de Mouammar Kadhafi et ses pétrodollars.

A Agadez et Niamey au Niger, les migrants rencontrés par l’AFP racontent la Libye, un pays livré à des groupes armés et aux milices, dans une anarchie où les Africains sub-sahariens sont exposés à tous les abus.

« Maintenant la Libye va mal, mal, mal », affirme à Agadez Ibrahim Ali, originaire de Guinée-Bissau.Exténué par sa traversée du désert, le jeune homme semble traumatisé.Il dit avoir passé deux ans à travailler ainsi que deux mois en prison.

« Il y a des armes partout, trop de problèmes.La Libye, ce n’est plus bon », souligne Eric Manu, un maçon ghanéen de 36 ans qui y a séjourné plusieurs années.Il dit avoir décidé de partir en raison de l’insécurité mais aussi de la baisse des salaires, divisés par trois, ou des problèmes de paiement : « Tu peux travailler et après on te paie pas ».

– Prisons privées –

« Il y a trop de bandits, Ils cherchent de l’argent ou ton téléphone.Ils peuvent te tuer, te tirer dessus », assure-t-il.Originaire de Koumassi, il a pu envoyer son argent au pays par transfert et est rentré à Agadez les poches vides : « sur la route, ils (les bandits) t’attendent ».

Parti de Guinée en 2013, Kanté Sekou, 27 ans, cherchait à rejoindre l’Europe mais en Libye, il a fini par renoncer après avoir vécu des jours difficiles, évitant la « police qui raflait les gens et les milices qui s’attaquaient entre elles ».Il a finalement été embauché « sur un chantier de construction comme manoeuvre » avec d’autres migrants.

« C’est la merde.On était payé 15 dinars (environ 10 euros) par jour, on cotisait 5 dinars pour la nourriture.Mais l’argent ne venait pas.On attendait parfois trois, quatre semaines sans être payés.La nourriture devenait rare, on ne savait pas quoi faire », se souvient ce diplômé d’université en « communication sociale ».

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Auteur :
Africa1, AFP
Url de l'article :
http://www.africa1.com/spip.php?article78802
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