[googlemaps https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2620.2104919260814!2d1.929988615238495!3d48.94947770224358!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x47e68dfc09fb1095%3A0x69abf0b5bb0cb8a8!2s15+Rue+des+Fontenelles%2C+78920+Ecquevilly!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1468859643219&w=600&h=450]
Home / news / La Presse en Haïti: choléra, l’épidémie oubliée

La Presse en Haïti: choléra, l’épidémie oubliée

Quelque 10 000 morts, 800 000 malades. Le choléra fait des ravages en Haïti. PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Quelque 10 000 morts, 800 000 malades. Le choléra fait des ravages en Haïti.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

 

LES CAYES, Haïti) Quelque 10 000 morts, 800 000 malades. Le choléra fait des ravages en Haïti. Après six ans à nier l’évidence, l’ONU a admis cet automne que ce sont ses soldats qui ont amené la maladie dans l’île. L’organisation promet 400 millions de dollars. D’où viendra cet argent ? Le Canada a déjà donné des dizaines de millions pour la lutte contre le choléra. Donnera-t-il encore ? Est-il trop tard pour éradiquer la maladie ? Portrait d’une épidémie oubliée.

L’odeur prend à la gorge avant même qu’on passe la porte. Une odeur d’excréments, de sueur et d’eau de Javel dans laquelle macèrent 32 malades couchés les uns à côté des autres sur des planches de bois avec un trou au milieu et un seau en dessous pour qu’ils puissent se soulager.

Il n’y a pas de rideaux pour se cacher. Pas de draps pour se couvrir. Que des malades alignés dans une pièce rectangulaire aux murs en béton. Dehors, d’autres sont entassés dans une tente qui sert d’agrandissement à la clinique de choléra de l’hôpital des Cayes, complètement débordée. La chaleur y est encore plus étouffante et l’odeur, insupportable.

Le choléra est une maladie humiliante et nauséabonde.

Emmanuela Similien, 30 ans, est allongée torse nu sur un banc placé directement dans l’entrée parce qu’il manque de lits. Elle a passé plus d’une heure à califourchon à l’arrière d’une moto pour se rendre à l’hôpital. Elle était tellement déshydratée qu’il a fallu la mettre d’urgence sous soluté. Elle a eu de la chance. La semaine précédente, un homme est mort dans le stationnement de l’établissement. Il venait de plus loin qu’Emmanuela. Il est arrivé trop tard.

Pour limiter la contagion, un jeune employé se promène avec un boyau et de l’eau de Javel et il envoie des jets un peu partout. À l’entrée de la clinique, il faut se laver les mains et se tremper les pieds dans le même liquide. Un rituel identique est imposé à la sortie.

«Nous n’avons tout simplement pas fait assez concernant l’épidémie de choléra et sa propagation. Nous sommes profondément désolés pour notre rôle.»

Ban Ki-moon,
secrétaire général de l’ONU

La Presse s’est rendue en Haïti en novembre, un mois après que l’ouragan Matthew a ravagé une partie de l’île, tué près de 1000 personnes et emporté arbres, récoltes et maisons sur son passage, alors que des flambées de choléra faisaient des victimes un peu partout.

[…]

Cet article vous intéresse ? Pour en voir la suite cliquez ici ou copiez coller le lien situé en fin d’article.

Auteur :
Gabrielle DUCHAINE et la Presse
Url de l'article :
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201701/04/01-5056519-la-presse-en-haiti-cholera-lepidemie-oubliee.php
Share
Top