Le général Igor Konachenkov, porte-parole du Ministère russe de la Défense, a déclaré être déçu du laisser-aller des organisations humanitaires internationales suite à la libération de la seconde ville syrienne : « Un mois s’est écoulé depuis la libération d’#Alep. […] Il n’y a toujours pas d’aide fournie à la population civile« . Continuant ses constatations, le général Konachenkov assure que les habitants qui retrouvent leurs maisons doivent eux-mêmes désamorcer les différents engins explosifs qui se trouvent encore chez eux. D’un autre côté, l’UNICEF et le Bureau de coordination des affaires humanitaires confirment que depuis un mois, tout le monde peut reprendre son travail à Alep sans risquer d’y perdre la vie.

Moscou tient également à rassurer les journalistes en expliquant que malgré l’absence d’ONG internationales à Alep, trois groupes d’aides sont déjà à l’oeuvre : le Centre russe de réconciliation des parties en conflit, le Comité international de la Croix-Rouge, et la société syrienne du Croissant-Rouge. Enfin, pour le général, le manque volontaire des structures humanitaires ne « manque pas de susciter l’étonnement« . Il conclura sur ce sujet par une phrase qui porte tout son sens au vu des circonstances : « Les organisations internationales qui auparavant avaient soi-disant un mal énorme à acheminer leur aide […] ont perdu tout intérêt envers cette ville du moment qu’elle a été libérée« .

Quel avenir pour Alep et ses habitants ?

Au terme d’un conflit de plus de quatre ans, la ville d’Alep a été libérée depuis un mois. Reprise par le régime de Damas, les différentes forces d’opposition, tels que les Kurdes, ainsi que les islamistes radicaux et modérés, ont dû fuir la ville. Symbole de la rébellion du peuple à l’aube de la #Guerre civile syrienne, en 2011, Alep, seconde ville du pays, représente une force unique pour la reconquête du pays, ambition claire de Bachar Al-Assad. Cible privilégiée, Alep s’affiche aujourd’hui comme une ville martyre, et prendra de nombreuses années avant d’être totalement reconstruite. D’ores et déjà, cette cité retrouve petit à petit ses habitants, qui doivent gérer le manque d’eau potable, l’électricité, et surtout les multiples engins explosifs disséminés un peu partout.

Une aide internationale massive est la meilleure solution pour rétablir au plus vite l’une des plus anciennes cités au monde.