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MANIFESTE POUR ENFIN ÉRADIQUER LE CHOLÉRA EN RDC

Le choléra a disparu des pays industrialisés depuis des décennies. Pourtant simple à prévenir, à traiter et à éliminer, la maladie des mains sales affecte entre 3 et 4  millions de personnes chaque année et en tue près de 100 000, parce qu’elles sont privées d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Une injustice qui frappe particulièrement les habitants de la RDC, pays le plus touché d’Afrique, où le choléra est installé durablement depuis plusieurs décennies, et qui est touché  en 2017 par la plus grosse épidémie de ces 25 dernières années, avec plus de 45 000 personnes infectées et près de 1000 morts.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL questionne : Comment justifier le nombre de morts du choléra en RDC, alors que les solutions à court, moyen et long-terme de prévention et de contrôle de cette maladie infectieuse sont connues et testées ? Comment expliquer ces chiffres, alors qu’en Haïti, où la situation semblait hors de tout contrôle en 2012, une coordination resserrée des acteurs étatiques, humanitaires et privés a pu amener à une réduction drastique du nombre de cas en 2017 (10 814 à ce jour contre plus de 500 000 en 2010/2011) ?

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL affirme qu’en République Démocratique du Congo (RDC), il n’a suffi que de 6 mois de désintérêt de la communauté internationale pour que l’Est du pays connaisse la plus grave résurgence de cas de choléra depuis près de 25 ans. Quelque 44 071 cas suspects et 882 décès sont enregistrés à ce jour dans 22 des 26 provinces du pays. Entre 1800 et 2000 personnes supplémentaires sont infectées chaque semaine. Soit une augmentation de 71% par rapport à 2016. 50 malades de plus en sont morts la semaine dernière.

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL témoigne que dans les provinces du Tanganyka, du Haut Lomami, des Kivus, de l’Ituri et maintenant des Kasais, qui sont autant de foyers de l’épidémie, trop peu d’ONG humanitaires luttent pour mettre fin aux flambées et pour limiter la propagation de la maladie infectieuse, par manque de moyens. Malgré une meilleure prise en charge des malades, le nombre de décès a augmenté de 12,4% par rapport à la même période en 2016. Alliant prise en charge, chloration des points d’eau et désinfection des foyers infectés, ces réponses d’urgence permettront de sauver des vies ou du moins de réduire le nombre de morts. En aucun cas elles n’élimineront ce fléau. Seuls des projets structurels, et notamment d’infrastructures, trop rares en RDC, pourront y mettre fin.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL n’admet pas que certains décideurs internationaux, qui se plaignent du fait que les ONG utilisent le denier public pour répliquer chaque année les mêmes projets de mitigation de l’épidémie, émettent dans le même temps des fins de non-recevoir à la plupart des tentatives des acteurs humanitaires, et même privés, de proposer de vraies solutions à long terme. Les réseaux d’eau urbains et les plans d’assainissement qui, à terme, permettront d’éradiquer le choléra – comme ils l’ont fait en Europe au XXe siècle – « sont trop chers, trop lointains, et ne répondent pas à des besoins humanitaires urgents ».

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dénonce ce double-discours qui n’aboutit qu’à une impasse. D’autant qu’en ce moment même, Solidarités International est, d’un côté, appelée à jouer les pompiers de l’urgence dans les zones épidémiques : dans les territoires de Kalemie et du Masisi. Et que de l’autre, elle lutte pour trouver les fonds afin de faire avancer la construction du réseau d’eau de la ville de Kalemie, aujourd’hui financée exclusivement par des agences de l’eau, des collectivités et des établissements publiques français, et ainsi continuer à attaquer le mal à la racine.

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s’indigne qu’après des décennies d’expérience de crises majeures, d’épidémies et de lutte contre des taux de morbidité extrêmement élevés dans la région, de nombreux décideurs ne comprennent toujours pas que l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement est quasi-systématiquement au cœur d’une réponse efficace aux épidémies. Et qu’une réponse médicale ne suffit pas.

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL ne cautionne plus l’incapacité de la communauté internationale à rassembler autour de la table les acteurs gouvernementaux, humanitaires, de développement et les acteurs privés, pour conjuguer leurs moyens et leur savoir-faire.

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL appelle tous les acteurs de l’aide humanitaire et au développement, publics comme privés impliqués en RDC, à mettre ensemble en œuvre un plan de lutte commun contre cette pathologie mortelle, mais si facilement contrôlable, qu’est le choléra.

 

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL rappelle que les solutions pour éradiquer le choléra à l’horizon 2030 sont connues :
– augmenter les financements de déploiement médicaux et sanitaires rapides sur les épidémies
– investir dans les projets d’infrastructures d’eau et d’assainissement, particulièrement dans les zones urbaines et péri-urbaines.
– améliorer les systèmes de suivi et d’alertes

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