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Des milliers de Roumains dans la rue après une dépénalisation de faits de corruption

Des milliers de Roumains sont descendus dans la rue mardi soir pour manifester contre le gouvernement qui a décidé, par décret et après des jours de controverse, d’un allègement du code pénal pour des délits de corruption touchant la classe politique.

Les manifestants étaient 10.000 à Bucarest, selon plusieurs médias roumains, rassemblés spontanément depuis le milieu de soirée devant le siège du gouvernement, aux cris de « Démission » et « Voleurs », ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des protestations ont également eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Cluj (nord-ouest), Sibiu (centre), Timisoara (ouest) et Iasi (nord-est), selon les médias.

Le 31 janvier 2017 les manifestants étaient 10.000 à Bucarest, selon plusieurs médias roumains © ANDREI PUNGOVSCHI AFP
Le 31 janvier 2017 les manifestants étaient 10.000 à Bucarest, selon plusieurs médias roumains © ANDREI PUNGOVSCHI AFP

La mobilisation a été immédiate après l’annonce de l’adoption d’un décret d’urgence qui pourrait permettre à de nombreux hommes politiques d’échapper à des poursuites pénales, considéré par ses détracteurs comme une volonté de reprise en main de la justice par l’exécutif social-démocrate au pouvoir depuis moins d’un mois.

Le ministre de la Justice Florin Iordache a justifié ce texte, qui ne passera pas par le parlement et entre quasi-automatiquement en vigueur, par la volonté « de mettre la législation en accord avec des décisions de la Cour constitutionnelle »

L’exécutif du Premier ministre Sorin Grindeanu en avait fait la proposition il y a dix jours, entraînant depuis plusieurs manifestations dans le pays et un bras de fer avec le président de la République de centre droit Klaus Iohannis.

« C’est un jour de deuil pour l’État de droit, qui a reçu un coup dur de la part des adversaires de la justice et de la lutte contre la corruption », a réagi le chef de l’État dans un communiqué mardi. Lors des premières manifestations, il s’était même mêlé à la foule des protestataires.

« Ce gouvernement a choisi de faire passer ses ordonnances en cachette car il a peur », déplorait dans la manifestation de Bucarest Martina, une étudiante en relations internationales, qui craignait un « retour en arrière » pour la lutte contre la corruption dans le pays.

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