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Nigeria : 1000 jours de captivité pour les jeunes filles de Chibok

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube disant montrer les lycéennes enlevées à Chibok, au Nigeria ©AFP
Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur YouTube disant montrer les lycéennes enlevées à Chibok, au Nigeria ©AFP

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré dimanche espérer que les 195 écolières de Chibok toujours retenues par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram seraient libérées, alors que le pays marque les 1.000 jours de leur captivité qui a suscité une vive émotion dans le monde.

Le gouvernement nigérian reste mobilisé pour parvenir à la libération de ces jeunes filles enlevées il y a presque trois ans dans la localité de Chibok dans le nord-est du Nigeria, a affirmé le chef de l’Etat.

Sur les plus de 200 écolières – en majorité chrétiennes – enlevées par le groupe islamiste Boko Haram en avril 2014, 195 sont toujours portées disparues.

Dans des vidéos diffusées en mai 2014, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait revendiqué ce kidnapping, affirmant avoir converti les jeunes filles à l’islam et vouloir les marier de force à ses combattants.

21 jeunes filles avaient été libérées en octobre 2016 à la suite de négociations entre Boko Haram et le gouvernement, mais le sort des autres jeunes filles demeure inconnu.

Le cas des lycéennes de Chibok a été un des points forts de la campagne du candidat Muhammadu Buhari élu en mai 2015.Elles sont devenues le symbole des victimes de l’insurrection islamiste qui ravage le nord-est du Nigeria. En langue haussa, Boko Haram signifie « l’éducation occidentale est un péché ».

Relayé par les médias du monde entier, l’enlèvement de masse des lycéennes de Chibok avait provoqué une vague d’indignation internationale, notamment via Twitter sous le hashtag #Brinbackourgirls (Ramenez-nous nos filles), relayé jusqu’à la Maison Blanche par la première Dame Michelle Obama.

– « Les ramener à la maison » –

« Nous espérons que plus (de jeunes filles) vont pouvoir revenir », a déclaré le président Buhari. »Les larmes ne s’assèchent jamais, la douleur est dans nos coeurs », a ajouté le chef de l’Etat, réaffirmant que son gouvernement était résolument déterminé à retrouver ces jeunes filles.

A Abuja, des activistes du groupe Bring Back Our Girls se sont déclarés prêts à marcher jusqu’à la résidence présidentielle.

« On ne peut pas juste oublier que 195 (d’entre elles) sont toujours là-bas », a déclaré à l’AFP Aisha Yesufu, une réprésentante du groupe. »Nous devons (…) les ramener à la maison », a-t-elle martelé.

« Si la fille du président Buhari avait été enlevée, resterait-il les bras croisés ?Ces jeunes filles sont des Nigérianes tout comme sa propre fille », a-t-elle lancé.

L’armée nigériane a annoncé jeudi avoir retrouvé une autre lycéenne de Chibok, enlevée par Boko Haram dans cette localité proche de la forêt de Sambisa, ancien fief du groupe.

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Auteur :
AFP et africa1
Url de l'article :
http://www.africa1.com/spip.php?article74773
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