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À Obock, avec les réfugiés de la guerre au Yémen

Environ 2 000 réfugiés yéménites vivent dans le camp d’Obock (Djibouti).

Environ 2 000 réfugiés yéménites vivent dans le camp d’Obock (Djibouti). / Simon Maina/AFP

Depuis 2015, environ 2 000 Yéménites se sont réfugiés dans l’ancienne capitale coloniale de Djibouti, victimes d’une guerre oubliée dans une zone tourmentée.

Cette guerre oppose les partisans du président Hadi, soutenus par l’Arabie saoudite, aux rebelles houthistes armés par l’Iran.

Une terre ingrate

Pas d’ombre. Une brise. Personne ou presque dans les allées du camp de Markozy, à Obock, qui fut la première capitale de la colonie française de Djibouti, amarrée sur la rive africaine du golfe d’Aden, verrou de la Mer Rouge.

Environ 2 000 réfugiés yéménites vivent dans ce village de tentes couleur sable, de préfabriqués en mauvais état élevés sur le sol aride du plateau des Gazelles, à 250 km au nord-est de la capitale Djibouti : de la poussière, des pierres et le vent qui fouette les hommes et les bêtes, qui lessive la terre et frappe les huttes en toile sous lesquelles dorment ces réfugiés. Ce vent, le khamsin, tout le monde le subit et le redoute.

Sur l’autre rive, le Yémen, la guerre

En face, la côte yéménite. Entre les deux rives, le détroit de Bab-El-Mandeb, la « Porte des Larmes » en arabe. Dans le passé, un haut lieu de la traite négrière entre l’Afrique et le Golfe Persique. Aujourd’hui, le théâtre tragique des convulsions régionales. Sur ces eaux mythiques, l’histoire cogne toujours avec autant de puissance et de violence.

Piraterie, trafics, porte de sortie pour les migrants Éthiopiens et Érythréens en route pour la péninsule arabique, porte d’entrée pour les Yéménites chassés par la fureur des hommes et des bombes.

À moins de 30 km, au-delà de la gorge de Bab-El-Mandeb, une guerre oubliée déchire le Yémen. Depuis 2014, elle oppose les forces armées houthistes, chiites, aux fidèles de l’ex-président Ali Abdallah Saleh et au gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi, sunnites. Une guerre sans merci entre les deux grandes familles de l’islam. Et dans laquelle, depuis 2015, les parrains régionaux sont entrés en lice. L’Iran arme les houthistes. Les Saoudiens, à la tête d’une coalition de pays arabes, bombardent au profit des sunnites.

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Auteur :
La Croix
Url de l'article :
http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/A-Obock-avec-les-refugies-de-la-guerre-au-Yemen-2017-02-08-1200823242
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