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Promouvoir la paix par la guerre : l’interventionnisme africain

Gambia celebrates

L’Afrique, le continent le plus pauvre du monde, est confrontée à de nombreux enjeux sécuritaires. Ses chefs d’État ne tardent cependant pas à intervenir dans les crises lorsqu’ils peuvent le faire. C’est ce qu’a découvert récemment Yahya Jammeh en Gambie.

À la suite du refus du chef d’État sortant d’accepter sa défaite au scrutin du 1er décembre dernier, une coalition de soldats ouest-africains a franchi la frontière sénégalo-gambienne. L’avancée se poursuivra jusqu’à la capitale, Banjul, à moins que M. Jammeh se résigne à quitter ses fonctions. La menace militaire a finalement suffi à le convaincre.

Ces dernières semaines ont été marquées par une intense activité diplomatique : des délégations de leaders se sont rendues à Banjul pour offrir l’amnistie ou l’exil à M. Jammeh en échange de son départ pacifique du palais présidentiel.

Jeudi dernier, les événements se sont précipités : le vainqueur du scrutin, Adama Barrow, a prêté serment à l’ambassade de la Gambie au Sénégal ; le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution appuyant l’intervention militaire ; et, quelques heures plus tard, les troupes sénégalaises ainsi que des unités de l’armée de l’air nigériane ont franchi la frontière sénégalo-gambienne.

Les actions politiques et militaires mises en oeuvre par les États d’Afrique de l’Ouest ont été guidées par des principes, mais aussi par un certain opportunisme. Dans ce cas, toutefois, l’intervention a été facilitée par le fait que les forces armées gambiennes ne comptaient que 1 000 hommes.

M. Jammeh s’est finalement envolé pour la Guinée équatoriale samedi dernier. Selon certaines informations, il aurait dérobé plus de 11 millions de dollars dans les caisses de l’État avant de partir en exil. Rappelons que l’ancien président gambien était le dernier leader ouest-africain à avoir obtenu le pouvoir à la suite d’un coup d’État. Par ailleurs, deux pays importants de la région – le Ghana et le Nigeria – ont récemment connu un transfert pacifique du pouvoir politique par les urnes.

Depuis les années 1990, les 15 membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont lancé des interventions militaires complexes et controversées au Liberia, au Mali et en Sierra Leone et imposé des sanctions à la Guinée, à la Guinée-Bissau et au Niger à la suite de coups d’État.

Comme d’autres organisations régionales, la CEDEAO fait partie de l’architecture sécuritaire de l’Union africaine (UA). L’UA, le principal organe politique du continent, s’est donné pour mandat de chercher des solutions africaines aux problèmes africains.

L’UA a mis en place d’un système de gestion de crise ambitieux – mais sous-financé – qui s’appuie sur la prévention des conflits, la médiation et, lorsque tout le reste échoue, l’intervention. Cette option finale exige cependant l’accord des États membres, l’appui des Nations Unies et le financement des bailleurs de fonds, des conditions qui ne sont pas toujours réunies.

L’Afrique s’est malgré tout montrée remarquablement proactive. Voici quelques exemples des principales opérations de maintien de la paix menées sur le continent :

Liberia

1990-1997 : Pour mettre fin à une guerre brutale qui déstabilise la région, les pays d’Afrique de l’Ouest prennent l’initiative sans précédent d’envoyer une force de maintien de la paix, le Groupe de contrôle du cessez-le-feu de la CEDEAO (Economic Community Cease-Fire Monitoring Group, ECOMOG).

L’ECOMOG réussit à empêcher la prise de Monrovia et à y installer un gouvernement transitoire, mais le reste du pays est toujours sous le contrôle du Front national patriotique du Liberia (NPFL, selon le sigle anglais) du seigneur de guerre Charles Taylor. Après au moins 13 tentatives de paix ratées, un accord de cessez-le-feu est conclu en 1996. Il permet de jeter les bases pour le scrutin de 1997, que Taylor remporte. La population espère en effet que son élection permettra de mettre un terme au bain de sang. En dépit de ses nombreux problèmes, et notamment de sa mauvaise réputation liée aux pillages dont se sont rendues coupables ses troupes, l’ECOMOG bénéficie d’un soutien considérable de la part des Libériens. Le Nigeria a assumé la majeure partie du fardeau financier et militaire de cette opération.

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Auteur :
Obi Anyadike , IRIN NEWS
Url de l'article :
http://www.irinnews.org/fr/node/259252
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