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Sauver les grands singes c’est préserver la vie des humains

Un gorille dans le parc du Virunga au Congo, le 28 novembre 2008. ROBERTO SCHMIDT / AFP

Un gorille dans le parc du Virunga au Congo, le 28 novembre 2008. ROBERTO SCHMIDT / AFP

L’étude publiée par Science Advances rendue publique la semaine dernière confirme ce que les primatologues savent de longue date : la planète des singes est en voie d’extinction. Selon les dernières estimations, 60 % des espèces de primates sont en danger de disparition en raison des activités humaines et 75 % des populations sont en déclin. Quant aux grands singes, la situation est pire encore : 4 espèces sur 6 frôlent le seuil de disparition, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Scientifique travaillant avec les gorilles depuis les années 2000, j’étais optimiste, il y a encore quelques années, concernant la protection des grands primates. Mais je deviens de jour en jour toujours plus angoissée. La déforestation, qui détruit l’habitat des singes et des autres espèces de la forêt tropicale, s’accélère. Rendez-vous compte : il disparaît par jour sur la Terre l’équivalent, en forêts, d’une fois et demi la ville de Paris ! À ce rythme, il ne restera plus, en 2030, que 10 % de la forêt tropicale actuelle.

Alors, les grands singes ne pourront plus y vivre. Ils sont particulièrement vulnérables en raison du taux très faible de renouvellement des générations : un orang-outang fait un petit tous les 8 ans, un gorille de l’Ouest tous les 4 ans, un gorille des montagnes, tous les 3 ans. Les temps de sevrage sont très longs. Un long apprentissage est indispensable pour les grands singes qui vivent dans un habitat forestier instable et ont des relations sociales et des capacités cognitives complexes. Par exemple, consommer certains types d’aliments disponibles seulement à intervalles variables, ou des actes qui nécessitent des outils.

Les maladies sont un poids supplémentaire. En 2011, l’épidémie d’Ebola a tué 90 % des gorilles du Congo, l’espèce est désormais en danger critique d’extinction. Les humains, cousins des grands singes, risquent, et sont à risque, de transmettre des pathologies : une simple grippe humaine est redoutable pour un primate qui n’a pas les bons anticorps. Pour cela, nous les scientifiques, ne les approchons qu’à 7 mètres, et les touristes à 10 mètres.

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Les productions agricoles industrielles sont néfastes. Notamment, les plantations d’huile de palme en Indonésie, mortelles pour les orangs-outangs: plus de 60 % de leur habitat a été perdu depuis 40 ans. Sur le continent africain, les plantations de palmiers à huile arrivent, pour le malheur des espèces locales. Mais ce sont aussi les guerres, le trafic minier ou le braconnage qui laminent actuellement les grands singes. En République démocratique du Congo (RDC), la population des gorilles a été divisée par 4 depuis une vingtaine d’années. La guerre, les trafics d’armes et de coltan (minerai colombite-tantalite) les ont décimés.

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The conversation
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