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Solidarité nationale pour les Antilles : dernière minute

Chaque jour, nos correspondantes à Saint-Martin nous informent de la situation sur place. 

Jeudi 14 septembre

Le sous-préfet François de Kerever confirme la prochaine ouverture de 6 cellules d’accueil. France Victimes, avec le soutien de la Fondation de France, pourra bientôt y dispenser des aides matérielles ainsi que de l’accompagnement juridique, social et psychologique. La Fondation de France souhaite, par ailleurs, encourager la création d’équipes mobiles pour aller à la rencontre des personnes en situation de grande précarité. Au-delà de l’aide aux victimes qui se met rapidement en place, l’aide va s’articuler autour de deux grands piliers : la réhabilitation des habitations et la relance économique.

Mercredi 13 septembre 2017

Tandis que la télé locale parle de jeunes déjà au travail pour déblayer les débris, nourris par les restaurateurs du coin, nos correspondantes rencontrent les partenaires potentiels (associations de quartier, hôpitaux, autorités locales, …) et sillonnent les quartiers – Concordia, Sandy Ground…- à la rencontre des habitants. Elles nous adressent les témoignages de personnes confrontées à des situations très contrastées.

Catherine est mère de trois enfants. Elle attend dans la rue une distribution d’eau. Une voiture de pompiers passe et fait une distribution éclair de quelques packs d’eau. Catherine ne fait pas partie des rares personnes à avoir été servies. « Je n’ai plus que quatre bouteilles d’eau pour moi et mes trois enfants. On n’a pas besoin de nourriture, on avait fait des stocks en prévision de l’ouragan. Moi ce dont j’ai besoin, c’est de l’eau. Je m’en suis bien sortie : l’appartement est intact, j’ai le téléphone, j’ai même internet, mais je n’ai pas d’eau ». Edgard, cadre de santé semble plus éprouvé : « j’ai tout perdu, ma maison a été soufflée. Il n’y a plus que les murs nus. J’étais réfugié dans un réduit. Mais ce qui me touche le plus, c’est de voir tous ces gens qui n’ont plus rien, avec des enfants parfois très petits. Au moins moi j’ai encore mon travail, j’ai pu trouver refuge à l’hôpital où je suis aussi hébergé depuis le cyclone. Pour moi c’est une thérapie de pouvoir aider les autres. Pardon pour cette émotion, mais pendant plusieurs heures j’ai vu la mort de près. Heureusement ma famille n’était pas ici. Beaucoup d’amis en Guadeloupe et en métropole nous viennent en aide. J’en suis réduit à leur demander de m’envoyer des sous-vêtements, du dentifrice et du déodorant. Au moins rester propre, ça m’aide à  tenir debout.» Quant à Mickael et Brigitte, ils ont décidé de quitter l’île. « Pour nous, Saint-Martin, c’est fini. On part au Canada. J’ai fait des choses que je ne me serais jamais cru capable de faire. On a été obligés de se défendre contre les pilleurs, je connaissais certains d’entre eux, c’est dur… »

Mardi 12 septembre 2017

Tandis que dans le Nord Est de l’île, des témoins nous signalent que les secours ne sont pas encore sur place et que les habitants doivent assurer eux-mêmes leur propre sécurité, Claire Boulanger experte Solidarités nationales de la Fondation de France témoigne : « C’est très dur. Les gens sont traumatisés. Il va y avoir de gros besoins en suivi psychologique, juridique et social. Nous rencontrons des personnes en situation de très grande précarité, mais nous constatons aussi qu’il y a beaucoup de personnes qui n’ont aucune existence juridique, qui ne sont comptabilisées nulle part. Nous allons nous rendre très vite dans les quartiers les plus fragiles pour aller à leur rencontre. »

A Saint-Martin, on estime que près de 70% des logements ont été détruits.

 

La plupart des bâtiments publics est inutilisable.

 

Retrouver du réseau téléphonique est un véritable défi.

 

Lundi 11 septembre

Claire Boulanger, experte Solidarités nationales à la Fondation de France et Anne Lescot, chargée de missions Urgences nous livrent leurs premières impressions, quelques heures après leur arrivée à Marigot.

« Peu de personnes sur les routes en dehors de celles, très nombreuses qui essaient de passer le barrage de l’aéroport pour partir.

Nature complètement brûlée, odeurs : tantôt égouts, tantôt putréfaction (cadavres d’animaux ?)

La route est entièrement déblayée entre l’aéroport et Marigot, en revanche les trottoirs les bas-côtés sont jonchés de débris (béton, gravats, arbres, meubles, portes….)

Les chiffres recueillis ici : 95% du territoire impacté et 60% de maisons détruites. Effectivement il est étonnant de constater dans le même voisinage on observe des maisons entièrement ravagées et des maisons intactes (maisons en béton, et certains toits en tôle ayant très bien résisté alors que d’autres se sont envolés) »

 

Dimanche 10 septembre 2017

« L’équipe de la Fondation de France part aujourd’hui, pour étudier la possibilité de créer une antenne en coordination avec les associations et collectivités locales », rappelait dimanche matin Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France sur BFM TV et LCI. Cette antenne a pour mission d’accueillir les victimes, de les informer sur  les différentes aides (soutien juridique, social, psychologique…), et d’évaluer les besoins immédiats et à moyen terme des personnes (relogement ou réparation, perte d’emploi / d’outil de travail…).

Axelle Davezac a également souligné le très bel élan de générosité qui s’est exprimé depuis 2 jours, en rappelant à quel point les dons étaient essentiels.

Les situations des victimes sont en effet très différentes : à Saint-Martin, le taux de chômage est proche de 30 %, des milliers de personnes vivent avec un niveau de revenus très faible. Certaines personnes ont vraiment tout perdu, et ne sont pas assurées pour leur logement. Ce sont ces populations les plus fragiles que la Fondation de France aidera en priorité.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les conséquences et les traumatismes psychogiques de ces personnes, qui viennent de vivre des jours de chaos suite au passage d’Irma. Les ONG et associations de terrain accompagnent les victimes sur ce plan également. « Les dommages ne sont pas seulement matériels, ils peuvent être très lourds aussi sur le plan psychologique, et empêcher les personnes de se reconstruire ».

[…]

 

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