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Violences en République centrafricaine: « Nous craignons le pire pour les populations civiles »

Des déplacés réfugiés à l'hôpital de Bangassou, tenu par MSF.

René Colgo, chef de mission adjoint, coordonne actuellement la réponse d’urgence de MSF dans la région de Mbomou, dans l’est de la République centrafricaine. Il était à Bangassou le weekend des 13 et 14 mai 2017 lorsque la ville a été prise d’assaut. La situation reste aujourd’hui extrêmement précaire dans cette localité où MSF est la seule organisation capable de fournir une aide médicale d’urgence.

Cela faisait plusieurs semaines qu’on savait qu’ils se rapprochaient… On nous a dit qu’ils étaient à 60 kilomètres. Puis, il y a deux semaines, lors de notre visite hebdomadaire au centre de santé de Yongofongo qui se trouve à 25 kilomètre de Bangassou, nous sommes tombés nez-à-nez avec des gens qui fuyaient le village. Ils nous ont dit qu’un groupe armé y avait pris le contrôle et avait tué trois civils sur le marché. Une quatrième personne qui cherchait à s’enfuir avait selon eux été poursuivie, rattrapée et tuée.

Ensuite il y a eu l’affrontement lundi dernier entre le même groupe armé de Yongofongo et les forces armées onusienne (MINUSCA), qui s’est soldé par cinq morts et 10 blessés du côté des casques bleus et un nombre de victimes inconnu et une dizaine de blessés du côté du groupe armé.

    • Samedi 13 et dimanche 14 mai : un week end de panique et de chaos

Ainsi, quand les tirs ont commencé à Bangassou samedi matin vers 3 heures, on ne peut pas dire que j’ai été surpris. Préparé ? Nous étions prêts à prendre en charge les blessés, nous avions mis en place un plan de contingence à l’hôpital. Une tente avec 18 lits supplémentaires a été installée pour accueillir les blessés. Mais peut-on être préparé à la panique et au chaos ? Au sentiment d’impuissance quand on sait que des personnes blessées ont besoin de nous, alors qu’on est incapable d’aller les chercher sans risquer sa propre vie ? Que d’autres risquent de se faire tuer ? A la fatigue engendrée par cette tension constante ? Je ne sais pas si ce sont des choses auxquelles on peut se préparer…

[…]

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Auteur :
Médecins sans frontières
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