[googlemaps https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2620.2104919260814!2d1.929988615238495!3d48.94947770224358!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x47e68dfc09fb1095%3A0x69abf0b5bb0cb8a8!2s15+Rue+des+Fontenelles%2C+78920+Ecquevilly!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1468859643219&w=600&h=450]
Home / Poste / Service Civique- Droits des étrangers, dénonciation des politiques migratoires européennes

Service Civique- Droits des étrangers, dénonciation des politiques migratoires européennes

  • Volontariat / Volunteering
  • Italie

Site Migreurop

  • Organisation d’envoi : Migreurop
    Migreurop est un réseau d’associations, de militant.e.s et de chercheurs et chercheuses présent.e.s dans une
    vingtaine de pays d’Europe, d’Afrique et du Proche-Orient. Son objectif est de faire connaître et de dénoncer
    les politiques de mise à l’écart des personnes en migration, en particulier l’enfermement dans des camps, les
    formes diverses d’expulsion, la fermeture des frontières ainsi que l’externalisation des contrôles migratoires
    pratiquée par l’Union européenne et ses États-membres. Nous contribuons ainsi à la défense des droits
    fondamentaux des exilés (dont celui de « quitter tout pays y compris le sien ») et à promouvoir la liberté de circulation et d’installation.
    Migreurop participe aux temps de formations comme intervenant lors de la session thématique sur les
    questions migratoires, ainsi qu’à la période de capitalisation. L’équipe de Migreurop – et des personnes
    ressources identifiées pour chaque mission parmi les membres du réseau – assure(nt) le suivi des volontaires tout au long de leurs missions.
  •  Organisation d’accueil : ARCI
    ARCI, née à Florence en mai 1957, est une association civique, indépendante, de promotion sociale – qui compte aujourd’hui 1.200.000 adhérents, ainsi que 6.000 associations locales associées, organisées en 126 comités de ville et en 20 comités régionaux. Il s’agit de 6.000 communautés qui pratiquent et encouragent la citoyenneté active ; 6.000 lieux de participation, d’auto-organisation des citoyens,d’expériences, d’histoires qui s’entrelacent, liées en réseau, en partageant les mêmes buts, les mêmes projets et les mêmes valeurs. Elle travaille pour la promotion et le développement du mouvement associatif, l’auto-organisation des citoyens, la promotion du secteur de l’économie sociale et solidaire ; la promotion culturelle et la lutte contre l’exclusion sociale.

Sites Internet
Site internet de Migreurop : http://www.migreurop.org/
Site internet de l’ARCI : http://www.arci.it/
Blog des volontaires : https://medialibre.info/echanges-partenariats/
Contexte :
Suite au renforcement des contrôles en Mer Egée en 2016, et à l’arrangement UE-Turquie (mars2016), la route de la Méditerranée Centrale, de la Libye vers l’Italie, a été réinvestie (en 2016, 181 436 migrants arrivés enItalie1). L’Italie a dès lors impulsé l’adoption d’un nouveau cadre de partenariat (juin 2016), les Migration Compacts, visant à répliquer le pacte avec la Turquie avec les pays africains de départ et de transit. Lestractations avec les pays tiers (Niger, Libye, Soudan, Tunisie) pour dissuader les migrants de prendre la route ou empêcher d’atteindre leur objectif ont ainsi permis de réduire le nombre d’arrivées en Italie (119 369personnes arrivées en 20172).Mais aux frontières de l’Europe, c’est un « nouveau » type de lieux d’enfermement qui attend les exilés depuis qu’en 2015, en réponse à la mal nommée « crise migratoire », la volonté de tri et de mise à l’écart prime sur le « premier accueil ». Il s’agit des hotspots, situés en Italie (5) et en Grèce (5).
Dans ces deux pays, les conditions matérielles d’enfermement, l’absence de cadre légal, le caractère arbitrairede la détention et du tri effectué à l’intérieur de ces lieux, l’accès très limité, voire inexistant, à une assistance juridique et à l’interprétariat, ainsi que les entraves à l’exercice du droit d’asile, ont été dénoncés par de nombreuses organisations, y compris devant la Cour européenne des droits de l’Homme.
Amnesty International avait dénoncé, fin 2016, la maltraitance de migrants – assimilable à de la torture3 – dans les hotspots italiens, devenus multifonctions : des mineurs y sont privés de liberté pour des périodes prolongées, faute de places disponibles dans les centres d’accueil spécialisés, le hotspot de Tarante est utilisé comme centre de rétention pour des transferts internes, et des expulsions collectives vers la Tunisie – par le biais de la procédure dite du « refoulement différé » – ont été dénoncées par des ONG4 depuis le hotspot de Lampedusa, dans le cadre d’un accord bilatéral entre les deux pays.
Cette approche est également mise en place en-dehors des centres dénommés hotspots, par le déploiement d’équipe mobiles. C’est ce qui arrive à Palerme où les associations font état d’un accès aux droits défaillant et d’une grande opacité lors des procédures d’identification et de tri des personnes débarquées dans le port de la  ville.
L’Italie a également durci sa législation en matière d’immigration et d’asile. Le « Décret Minniti » concernant les « mesures urgentes pour accélérer les procédures de protection internationale et combattre l’immigration illégale » est entré en vigueur en février 2017. Il prévoit la révision de la procédure d’examen des demandes de l’asile, et réduit le droit de la défense (un seul degré de juridiction, entretien des demandeurs par visioconférence). Il prévoit également le renforcement du système de détention administrative, passant de quatre centres d’identification et d’expulsion (CIES) à 20 centres permanents pour les rapatriements (CPR). Il prévoit une extension de la durée maximale de rétention pour les anciens détenus étrangers, et de nouveaux motifs de rétention, notamment pour les personnes sous le coup d’une mesure de « refoulement différé » introduisant une demande de protection, et pour tous les étrangers refusant de fournir leurs empreintes digitales.
C’est dans ce contexte de défiance envers les étrangers et en pleine campagne pour les élections législatives de mars 2018, qu’un militant d’Extrême droite, ancien candidat de la Ligue du Nord, parti souverainiste et  xénophobe, a ouvert le feu, le 3 février dernier, sur des personnes au seul motif de leur couleur de peau, enblessant six5 .
C’est également dans ce contexte que perdurent des initiatives citoyennes, telles que le Festival des cultures  méditerranéenne « Sabir » (4e édition à Palerme en septembre/octobre 2018), visant à rendre visible la solidarité des populations locales et des sociétés civiles des deux rives de la Méditerranée. Objectifs de la mission :
Le/La volontaire sera chargé-e de:

  • Participer à l’organisation de la 4ème édition du Festival des Cultures Méditerranéennes « Sabir »
  •  Participer aux interviews des migrants pour une meilleure connaissance de leurs conditions de vie et d’accueil
  • Participer au recueil d’informations sur les dispositifs d’accueil des migrants en Italie et leurs
    conditions d’accueil et ce pour mieux lutter contre les situations d’exclusion.
  •  Participer à des activités de sensibilisation sur l’impact de politiques migratoires et d’asile sur les droits des exilés et les pratiques aux frontières maritimes de l’Europe
  •  Rencontrer et interroger des acteurs de la société civile en Italie travaillant sur les droits des migrants
  •  Sensibiliser le réseau ainsi que le grand public sur les questions migratoires en Italie et en Europe
  •  Sensibiliser le grand public sur les questions migratoires en Italie et en Europe, notamment via
    l’alimentation du blog des volontaires: http://emi-cfd.com/echanges-partenariats/

Durée de la mission : 7 mois dont 5 sur le terrain

Compétences :

  • Forte motivation
  • Intérêt pour les domaines de la Solidarité Internationale et des droits des migrant.e.s
  •  Autonomie et qualités d’organisation
  •  Capacité de travail en réseau/à distance
  •  Bonne capacité rédactionnelle
  •  Connaissances des politiques migratoires et d’asile européennes
  •  Une connaissance du tissu associatif et militant français et/ou allemand et l’expérience/engagement associatif sont un plus
  •  Maîtrise des logiciels bureautiques et internet
    Langues :
  •  Bon niveau de français et d’italien
  •  La maîtrise de l’anglais est un plus  Calendrier

Préparation au départ à Paris : du 26 mars au 18 avril 2018
Terrain : de fin avril à début octobre 2018 (5 mois)
Capitalisation au retour à Paris : du 15 octobre au 8 novembre 2018
Statut
Les missions sont proposées dans le cadre de l’engagement de service civique
Eligibilité
Le Service Civique est ouvert à tous les jeunes entre 16 et 25 ans et élargi à 30 ans pour les jeunes en situation
de handicap :
– Ressortissants français ou d’un Etat membre de l’Union européenne ou de l’espacez économique européen
– Disposant d’un titre de séjour régulier en France effectif depuis plus d’un an ;
– Disposant d’un titre de séjour régulier en France effectif sans condition de durée si vous possédez le statut d’étudiant étranger, de réfugié ou si vous êtes bénéficiaire de la protection subsidiaire. Les étrangers possédant une carte de séjour pluriannuelle générale délivrée après un premier document de séjour sont également éligibles au dispositif.
Indemnités
Pour les missions en France : 472,97 euros sont versés directement par l’Etat chaque mois au volontaire
Pour les missions à l’international : 513,31 euros sont versés directement par l’Etat chaque mois au volontaire Pour l’ensemble des missions (France ou international), un co-financement est versé par E&P d’un montant de 107,58 euros par mois
Les jeunes, bénéficiaires ou appartenant à un foyer bénéficiaire du RSA, ou titulaire d’une bourse de
l’enseignement supérieur au titre du 5e échelon ou au-delà bénéficient d’une majoration d’indemnité de
107,66 euros par mois.

Pour candidater vous pouvez passer par le site du service civique ou nous envoyer directement lettre + CV (en précisant la mission qui vous intéresse)

Pour postuler, envoyez votre CV et votre lettre de motivation par e-mail à info@echanges-partenariats.org

Share
Top