[googlemaps https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2620.2104919260814!2d1.929988615238495!3d48.94947770224358!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x47e68dfc09fb1095%3A0x69abf0b5bb0cb8a8!2s15+Rue+des+Fontenelles%2C+78920+Ecquevilly!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1468859643219&w=600&h=450]
Home / Poste / Un(e) Coordinateur/trice Logistique

Un(e) Coordinateur/trice Logistique

  • CDD / Part Time
  • Yaounde

Site Premières Urgences Internationales

CONTEXTE

Crise centrafricaine

Plus de trois ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2012, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression  supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 740 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2016).

Crise nigériane

La région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tout comme le reste du bassin du lac Tchad, fait face depuis quelques années à une crise humanitaire sans précédent. Présentée comme l’une des régions les plus densément peuplées, elle est aussi la plus pauvre du pays. Si cette dernière est confrontée depuis longtemps à de nombreuses problématiques structurelles, elle est également fragilisée depuis 2013 par une détérioration de la situation sécuritaire liée aux exactions et actes de terreur perpétrés par l’Etat Islamique de l’Afrique de l’Ouest (ex Boko Haram). Cette instabilité, qui vient amplifier les problèmes préexistants de malnutrition chronique et d’insécurité alimentaire, entraine des mouvements de populations croissants. L’augmentation du nombre d’incidents sécuritaires (incursions, pillages, attentats) a pour conséquence directe l’afflux de réfugiés nigérians et la fuite des populations camerounaises de la zone frontalière avec le Nigéria vers l’intérieur de la région. Ainsi, en mai 2017, on observe dans l’Extrême-Nord 228 443 déplacés internes, 32 459 réfugiés non enregistrés et 58 027 retournés. Les départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Logone-et-Chari sont les plus particulièrement impactés par cette crise et ces déplacements. Ainsi, on observe 56 685 déplacés internes, 204 réfugiés non enregistrés et 12 265 retournés dans le Mayo-Sava, 37 327 déplacés internes, 3 162 réfugiés non enregistrés et 13 802 retournés dans le Mayo-Tsanaga et 118 336 déplacés internes, 28 773 réfugiés non enregistrés et 25 990 retournés dans le Logone-et-Chari (sources OIM Juin 2017). Parmi ces déplacements, 97% sont le résultat de la situation sécuritaire et 3% le résultat d’inondations et autres catastrophes naturelles. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

RESPONSABILITÉS

Le/la coordinateur /trice logistique est responsable du bon fonctionnement de la logistique afin de mettre à disposition les moyens nécéssaires au déroulement des programmes, et participe activement à la gestion de la sécurité sur la mission.

PRINCIPALES ACTIVITÉS

Sécurité : Il/Elle assiste le/la Chef de mission dans la gestion de la securité. Il/Elle est en prise directe avec les aspects quotidiens et concrets de la gestion sécuritaire de la mission.

Approvisionnements : Il/Elle coordonne les approvisonnements et livraisons pour les projets et les bases. Il/Elle est le/la garant/e du respect des procédures et des outils logistiques de Premiere Urgence Internationale mis en place sur la mission.

Equipements durables : Il/Elle est responsable de la gestion des équipements informatiques, de télé/radiocommunication et d’approvisionnement en énergie de la mission.

Parc automobile : Il/Elle est responsable de la gestion du parc de véhicules (disponibilité, sécurité, maintenance…) pour le bon fonctionnement de la mission et la conduite des activités en accord avec les budgets disponibles.

Fonctionnement des bases : Il/Elle appuie les équipes dans le cadre de redéploiement / installation / réhabilitation / fermeture de bases.

Représentation : Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et différents acteurs locaux impliqués dans les domaines de la logistique et de la sécurité de la mission.

Coordination : Il/Elle centralise et diffuse l’information logistique au sein de la mission et au siège et consolide le reporting interne et externe en la matière.

Share
Top